Tout simplement. C’est un peu banal dans la blogosphère ces jours-ci mais enfin on peut bien faire simple. Du moment que c’est authentique. Et ça l’est. C’est vrai qu’au fil des mois quantité de liens, plus ou moins superficiels, plus ou moins profonds, concrétisés dans les rencontres réelles ou qui en sont restés aux mots échangés (mais ce ne sont pas nécessairement les liens les moins forts) se sont noués avec ceux (celles) que je lis, ceux (celles) qui me lisent. Á toutes et tous donc bonne année et bonne année aussi aux inconnu(e)s de passage au hasard d’un lien ou d’une requête googlienne. Ça m’est agréable de leur envoyer à tous un sourire. C’est comme ça que ça devrait pouvoir être dans le quotidien avec le passant croisé, avec les gens avec qui on se trouve entassé dans une rame de métro et c’est si rare…

Hier soir j’ai été avec mes gars voir le dernier Potter. A priori pas le genre de film après lequel je cours. Mais pourquoi bouder son plaisir. Il faut reconnaître que c’est bien fichu. Les sombres histoires, les combats avec les forces maléfiques, tout ça est un peu lourd et tortueux mais pour le reste on se régale : c’est enlevé, sans temps morts, les ados sont charmants, les professeurs ont la tête de l’emploi, la représentation de la public school anglaise avec ses traditions et ses tics est délicieuse. Et puis les envolées magiques et les décors sont époustouflants. En plus c’était sympa de faire un truc avec mes gars, ça devient forcément plus rare à mesure que les années passent.

Je m’en vais retourner à mes cuisines. J’aime bien recevoir quand c’est avec un nombre raisonnable de personnes et avec des convives que j’ai tous envie de voir. Ce sera le cas ce soir. Constance et moi, sa mère, mon père, ma sœur et mon petit neveu, une grande amie de Constance, un seul des couples de la nombreuse belle famille. Les deux fistons seront là pour partager un petit moment avec nous, c’est sympa de leur part d’être là un peu avant qu’ils n’aillent chacun de leur côté à des soirées de leur âge. On ne va pas s’ennuyer des papilles. J’ai sorti quelques belles choses de ma cave, un grand Sauternes en particulier, 1978, ce n’est pas d’hier, regardez cette couleur merveilleuse d'or et d'ambre, c’est ma dernière bouteille de celui-là, il n’y a en aura qu’un petit verre pour chacun mais peu importe, j’espère que nous saurons le boire avec attention, ce n’est pas le genre de bouteille que j’achète, ce n’est pas tout à fait dans mes moyens, sa présence dans ma cave a une histoire, c’est aussi du souvenir que l’on boit.

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