30 juin 2006
Préparatifs fébriles (?!)
Tout à coup les choses
s’accélèrent. Taupin qui cherchait un stage d’été, en vain depuis plusieurs
mois, a enfin décroché quelquechose au Pays-Bas il y a une quinzaine de jours,
les préparatifs ont été mous jusque là mais à la dernière minute naturellement
il y a mille choses urgentes à faire. Il a ramené son déménagement du campus la
semaine dernière, tout est en pile foin dans sa chambre, ses vieilles étagères
ont cédé au moment où on a voulu réinstaller, on en a racheté de nouvelles qui
ne sont qu’à demi-montées, il a dû se racheter des vêtements, régler divers
problèmes avec sa banque, avec la sécu, réserver un logement là-bas, finir de
réunir les paperasses innombrables dont il a besoin pour finaliser son
inscription universitaire à l’automne à Cambridge : « Euh les
parents, il y aura ça et ça à faire, il faudrait ci, il faudrait ça… ».
Les vieux parents tout à coup redeviennent d’indispensables recours, chacun s’y
met mais les rythmes ne sont pas les mêmes, Taupin nous sollicite et de son
côté se prépare avec une placidité qui confine de mon point de vue à l’extrême mollesse,
il part tôt demain matin et là il fait, tout tranquillement sa valise et ses
sacs, non sans suivre en même temps le match Allemagne-Argentine, il vaque
entre sa chambre, son ordinateur et la pièce où il y a la télé, commente,
répond à des mails, range trois trucs dans sa valise, mais comment fait-il pour
faire tout ça en même temps, ô jeunesse ! Les braves parents sont
nettement plus stressés : « Attends tu crois pas que tu aurais besoin
de ça, mais enfin c’est ridicule tu ne vas pas t’encombrer de ce
machin… »… Bref on ne peut pas s’empêcher ! Enfin là on relâche nous
aussi, l’essentiel semble prêt, Constance vient de partir pour un dîner de fin
d’année avec ses collègues, moi aussi je me mets en break, je me suis installé
sur la terrasse où j’écris ces quelques notes, je le laisse finir, il est
grand, non, c’est son départ à lui, pas le mien !
Départ, départ... Bien sûr,
c’est autre chose que partir simplement. C’est l’oiseau qui vraiment s’envole
du nid. Normal et souhaitable. Ce stage puis toute l’année universitaire
suivante en Angleterre. C’est bien. Mais ça fait un peu quelquechose. Jusque là
ce n’était que des départs à quelques stations de métro d’ici, sur un campus de
banlieue parisienne, avec des retours presque tous les week-end. Le stress
parental a sûrement un peu à voir avec ça aussi.
Je lui ai demandé ce qu’il
voulait pour ce dernier dîner ici. Des bons steaks tout simplement m’a-t-il
dit. Voilà, je suis descendu les acheter. Je vais sortir aussi une bonne
bouteille de Bordeaux, on va se faire un dîner de gars, sur la terrasse tout à
l'heure, ça va être sympa.
Et puis je sais que je vais
pouvoir souffler aussi un peu quant à moi. J’ai fini l’essentiel au bureau. La
semaine prochaine est en pointillé. Une demi journée par-ci, par-là, ce ne sera
pas du tout le rythme de ces derniers jours. Ouf… Il est temps.
Et puis demain une jolie
parenthèse en blogoland. Ça se présente bien à ce qu’il semble. Le temps a
l’air d’être avec nous. J’ai l’impression d’après ce que j’ai vu sur internet
que le resto où nous nous retrouvons dispose d’une superbe terrasse. Il y aura
le plaisir de retrouver deux blogueuses déjà connues de moi et très appréciées (ah oui et même une autre en plus à peine croisée à Paris carnet),
le plaisir aussi de faire la connaissance de nouveaux blogami(e)s. Mais, au
fait, ça sent un peu les vacances tout ça, on dirait…