Rêve lumineux cette nuit, un vrai voyage, convoquant tous les sens en une belle fête. Des rêves comme ça, ça vaut le coup de les attraper ! Je me suis éveillé encore tout baigné de lui et me suis précipité pour en griffonner tout de suite sur mon petit carnet le déroulement, pour ne pas laisser perdre comme un autre, récent, plein de rebondissements et qui me plaisait bien dont j’avais le sentiment de me souvenir avec beaucoup de force mais dont je n’ai pas absolument rien pu retrouver quelques heures après.

Au départ on était dans un très bon restaurant dans un beau et vaste parc, on m’y fêtait mais pour une raison que j’ignore. Après un repas excellent, j’avais laissé à la table ma famille, mes amis et me promenais seul dans le parc avec une amie chère qui m’y donnait la main puis une accorte jeune femme venait vers moi, me déshabillait à demi et me caressait délicieusement, sous le regard complaisant de mon amie, nous marchions encore, le parc devenait un auditorium, une salle immense de grande hauteur, il fallait grimper et grimper entre les rangs de sièges pour atteindre notre place, on nous indiquait qu’il s’agissait d’une « promenade musicale » et, de fait, les musiciens se mêlaient à nous, nous entraînaient, ils produisaient une étrange musique avec toute sorte d’objets de la vie quotidienne, à ma grande surprise cela donnait une musique très mélodieuse et très douce, la salle de concert s’est transformée en un grand bateau de croisière, nous passions de coursive en coursive à la suite des musiciens, une ville apparaissait avec de beaux monuments italiens, on me disait « c’est Florence », j’y reconnaissais le Duomo, mais il y avait le mer aussi, des palais au bord de l’eau, je disais «  il me semble que c’est Venise » et c’était très clairement les deux villes mises ensemble. Il y avait une incroyable circulation de bateaux, je me mettais à faire des photos, je ne savais plus où était mon amie mais n’en ressentait aucune angoisse, je cadrais des images magnifiques et chaque fois au moment de déclencher il se passait quelquechose, une tête qui s’interposait, un bateau qui coupait le cadre mais même cela je le vivais sans désagrément, je me disais « ce n’est pas grave, maintenant que je fais de la photo numérique je peux recommencer autant que je veux » et je photographiais, je photographiais et je me suis éveillé là-dessus bercé de tout cela, des caresses, des sons, des images…

(Ecrit le 13 Aout matin)