Je ne me souviens pas du rêve, pas des péripéties qui ont mené aux dernières images mais celles-ci par contre sont très prégnantes, pénétrantes comme disait le poète.

Il me semble que nous étions au sortir d’une situation historique difficile, après des moments tragiques, des gens se retrouvaient et c’était la paix mais une paix marquée encore de souvenirs d’horreur. (Hier soir nous avons regardé le dvd du Pianiste de Polanski, ceci explique peut-être cela). Nous étions nombreux autour d’une table. J’avais à côté de moi une jeune femme brune très belle. Elle avait son ami à côté d’elle. Elle lui tenait la main, la sentait, la caressait, l’embrassait. Mais elle tenait ma main aussi, la sentait, la caressait, l’embrassait. Elle disait en nous souriant à l’un et à l’autre : « Vous avez des odeurs douces ». J’avais le sentiment qu’elle était en train de devenir mon amie, qu’elle s’apprêtait, comme on dit, « à se donner à moi ». Toute la scène était baignée d’une extrême paix, d’une extrême douceur, d’une extrême tendresse. Il y avait un tel accueil dans son regard !

Le temps avançait et en même temps était suspendu. Nous allions « accomplir » mais rien ne pressait. Je me suis éveillé sur ce suspens, pas comme c’est le cas habituellement dans les rêves sexuels au pic de l’action, et c’était très doux.

J’ai encore dans l’oreille ces « odeurs douces » et dans la mémoire ce regard tendre.

Ce n’était qu’un rêve. Mais bienvenu après pas mal de moments un peu difficiles vécus ces derniers jours. Il faut chouchouter les rêves. Il m’a permis mine de rien de démarrer ma journée réelle dans un climat plus agréable, plus tonique…