31 août 2007
Lecteur
Je lis, je lis des blogs.
A assez haute dose depuis mon retour. Petit à petit j’ai comblé mon retard sur les blogamis. Mais j’en ai découvert
d’autres fort intéressants et/ou bien écrits et qui me font de l’œil. J’aime
beaucoup ça, la découverte de nouveaux blogs. C’est chaque fois l’occasion
d’une petite excitation, l’excitation de la nouveauté et de la découverte. Il
n’y a pas de borne. Chaque nouveau site même s’il lie souvent des diaristes
déjà connus de moi en propose aussi en général quelques autres non connus ou me
donnant l’envie de remettre le nez dans des sites que j’ai pu croiser et
vaguement fréquenter auparavant puis que j’ai laissé de côté comme c’est
inévitable. J’ai pris pas mal de plaisir ces derniers jours à ce musardage qui
s’explique aussi par le fait que je m’en suis sevré tout l’été. L’exploration
pourrait être infinie et je la continuerais bien au fil des liens. Mais il faut
savoir aussi mettre des limites et se préserver d’un dangereux envahissement.
La lecture des livres déjà
s’en trouve affectée. Car il y a certains livres dont la lecture ne se conçoit
qu’en prenant chaque fois une suffisante rasade, il faut aller au-delà de
quelques pages pour rentrer suffisamment dans des auteurs ou des préoccupations
qui ne coulent pas de source. Ainsi en est-il de ma lecture de Green. Elle
avait d’abord été un peu laborieuse, puis j’y avais trouvé mon rythme et mon
plaisir m’avançant sans peine dans la dernière semaine de mes vacances au trois
quart des quatre récits autobiographiques qui composent Jeunes années. Depuis
mon retour j’ai à peine lu quelques pages et j’ai du mal à trop petites doses à
me connecter avec cet homme avec qui je commençais à me sentir en compagnonnage
malgré nos abyssales différences de valeurs et de vie.
Mais il n’y a pas que les livres.
Car au-delà je vois bien combien ce plaisant musardage happe de mon temps et
aussi à quel point il focalise mon esprit, éloignant le reste de mon champ
mental. C’est là qu’est le danger le plus grand. Ces promenades faciles peuvent
détourner du plus important. Comme l’écriture peut le faire aussi d’ailleurs.
Pierre a beaucoup écrit là-dessus ces derniers temps. L’important c’est le
présent et la direction qu’on veut y prendre et ce à quoi il faut se coltiner
pour le faire. Je sais tout cela très bien mais ne m’en fais pas moins piéger
par les attirantes lumières de la blogosphère ou par mes investissements
d’écriture. Il ne s’agit pas de renoncer à ces découvertes pas plus qu’à écrire
d’ailleurs. Mais il faut trouver le bon équilibre et de ne pas se laisser
détourner, ne pas en prendre prétexte pour se laisser détourner…