A peine étais-je rentré de Bretagne que, coup sur coup, dans le temps bref d’un jour et de son lendemain, j’ai repris de vive voix et de visu au cours d’un dîner et d’un déjeuner en tête à tête les plus chères de mes « correspondances » en cours que mon départ m’avait fait laisser de côté.

Evidemment après ce moment de vacances, si paisible, si étal, beau par certains côtés mais tellement éteint sur le plan des sentiments c’était remettre mon cœur en mouvement, l’ouvrir à nouveau aux émotions.

Bien sûr ce n’est pas « ma » brune pas plus que ce n’est « ma » blonde et d’ailleurs que viendrait faire là ce « ma » méchamment possessif. Non elles sont tout simplement adorables toutes les deux, non pas adorables comme ça, en général, elles sont adorables pour moi, je veux dire que je les adore. L’une comme l’autre me font battre le cœur, sur des tempos certes forcément différents, chargés d’envies, d’espérances, de rêveries différentes. Et j’aime à sentir entre elles un lien invisible et puissant qui, il me semble, charge en surplus à mes yeux chacune d’une part de l’aura de l’autre.

J’avais en son temps parlé d’amitié amoureuse ici et puis j’avais préféré mettre le terme au pluriel. Oui le pluriel s’impose pour ce concept pour dire les formes tellement diverses que ces amitiés amoureuses peuvent prendre, les trajectoires différentes dans lesquelles elles s’inscrivent.

Tout ça c’est de la vie, tout simplement et c’est pour ça que c’est si beau.