Comme d’habitude je me sens mieux après quelques jours passés ici. Comme s’il devait y avoir nécessairement une phase d’accoutumance.

Nous avons récupéré le fiston à la fin de son stage. Hier nous avons été à Toulouse où nous avons passé l’après-midi et la soirée avec des cousins de Constance qui habitent cette ville. Promenade. La ville est chargée pour moi de différentes strates de souvenirs. Les plus récents sont les plus présents et ils sont en lien avec ma blogovie.

Les cousins habitent le quartier dits des Chalets. Je me souviens d’être allé y voir une célèbre blogueuse toulousaine chez elle il n’y a pas si longtemps. Je me suis même demandé en passant pas là si elle n’habitait pas cette même rue que j’ai cru reconnaître. Ensuite j’avais vu Cassimary et ce fut je crois pour elle important et heureux d’avoir réussi à assumer cette rencontre. J’en garde moi en tout cas un souvenir ému que j’ai plaisir à réactiver.

Avec les cousins nous nous sommes promenés. Nous avons abouti à Saint Sernin. Une vague de souvenirs encore plus proches, encore plus chers m’a envahi lorsque nous avons fait le tour du cœur, lorsque nous sommes descendus dans la crypte, souvenir d’un beau week-end de ce dernier été.

Nous avons laissé Bilbo à Toulouse. Il devait y voir des amies, plusieurs de ses condisciples de prépa sont en école ici. Nous le récupérons demain matin et filons directement sur Paris.

Ce matin nous avons profité du marché ici. Ce marché est merveilleux même en cette saison où il est naturellement moins fréquenté et moins fourni qu’en plein été. Mais il reste très vivant, c’est le lieu où tout le monde se rencontre, la convivialité se prolonge aux terrasses des cafés, la pluie était annoncée mais elle n’est pas venue et malgré les nuages il faisait très doux.

L’après midi nous sommes allés faire une promenade dans les bois sur le revers de la Montagne Noire, jusqu’à déboucher sur le plateau d’où l’on domine la plaine, avec au loin la ligne des collines du Lauragais. Sur le soir la lumière s’est faite belle avec de jolies tâches rougeoyantes lorsque le soleil déclinant parvenait à se glisser par les trouées entre les nuages.

Tout est prêt pour le départ demain. Constance s’est couchée. Je suis installé au bureau à l’autre bout du grand appartement. Pas de promiscuité ici. L’espace, quel luxe ! Je suis tranquille avec moi-même. Je me sens heureux d’être simplement occupé à écrire ces quelques mots qui certes n’ont rien de bien palpitants. Je me sens paisible, en harmonie. Au beffroi onze heures viennent de sonner, j’ai compté les coups, ils ne m’ont pas semblé porteurs de l’angoisse du temps qui passe mais plutôt marques de rythmes rassurants, signes de permanences qui nous dépassent, nous qui passons…