Encore un rêve accroché ce matin ! Celui-ci qui n’avait rien de plaisant dans son contenu m’a cependant fait rire et je ne résiste pas du coup à l’envie de le transcrire : mais bon sang où va-t-on chercher ça ?

On est dans une vaste demeure avec une immense terrasse dominant une plage et la mer. Une grande table est dressée autour de laquelle nous étions en réunion. Tout le monde est parti. Il ne reste plus que moi et… Sarkozy ! Il manifeste sa mauvaise humeur d’attendre car il va être temps de passer à table pour le déjeuner. Sarkozy pousse avec effort et une coléreuse énergie un gigantesque chariot de service sur lequel il y a des mets et des vins mais aussi des lois, des prêts bancaires, des engagements de l’état, toutes choses perçues dans le rêve lui-même comme immatérielles mais qui en même temps pèsent terriblement sur le chariot. Celui-ci, sous la poussée de Sarko prend de la vitesse et va heurter violemment la rambarde de la terrasse. Juste en dessous il y a une quantité de gens qui papotent, ce sont les participants à la réunion qui n’ont pas l’air de réaliser qu’ils sont attendus, des ministres, des députés, des importants en tout genre. Le chariot oscille en moment puis finalement se rétablit et reste sur la terrasse. Moi je me suis allongé sur le ventre, je fais quelques mouvements de yoga. Sarko s’approche de moi et critique vertement ma façon de prendre les postures. Là dessus on entend le Cavaliere qui claironne : « ah, ah, ah, je viens de créer un bac Berlusconi ».

Là dessus je me suis réveillé...

Pour prendre la radio et tomber sur un mini cauchemar farcesque : les résultats des élections au PS. Je ne me sentais d’aucun camp, trouvant les uns comme les autres aussi grotesquement empêtrés dans leurs egos et leurs manœuvres. Mais je ne me réjouis pas de ce résultat quasi indécidable qui ne peut qu’affaiblir catastrophiquement ce parti qui reste quoiqu’on en pense un élément décisif pour toute alternative crédible, la poursuite du happening ne peut que décourager les militants et détourner encore un peu plus les gens de la politique. Il y en a qui doivent bien se marrer. Pas moi.