Un tout petit rêve cette nuit, mais empreint de douceur et de légèreté…

J’étais dans un paysage bucolique, mon fils aîné était là, ainsi qu’une amie à lui que je ne connaissais pas, une jolie brune, à la carnation douce, au sourire lumineux. Devant nous un étang que coupe une sorte de barrage. Au-delà les eaux semblent plus mouvantes, cela ressemble plus à une rivière finalement qu’à un étang. La jeune fille tient une pêche (le fruit) en russe (la langue). Ce sont les étranges incongruités du rêve, je serais bien incapable de vous décrire ce que ça peut-être une pêche en russe, n’empêche c’était une pêche en russe ! Il fallait l’envoyer au-delà du barrage pour qu’elle puisse suivre son chemin. Je m’y essaye. La pêche tombe juste là où il faut, elle est prise par le courant et commence à s’éloigner lentement. Je me retrouve au bord de la rivière avec la jeune fille, nous suivons des yeux, comme j’aimais à le faire enfant le long des ruisseaux, le parcours de la pêche entre remous et obstacle du courant. Nous avons les pieds dans l’eau, la jolie demoiselle s’est rapprochée de moi, elle m’a pris la main et m’accroche de son sourire, je sens que quelque chose se noue, j’en suis presque incrédule, me sentir exister comme homme, comme corps désirable dans le regard de cette jeune fille, je me sens envahi d’une vague immense de tendresse et de gratitude. Mon fils sur la berge nous regarde avec un petit sourire complice et vaguement ironique…

Je me suis réveillé là-dessus. Le rêve n’a pas tourné en rêve sexuel comme on aurait pu s’y attendre. Mais j’aime bien finalement qu’il se soit arrêté là, qu’il n’y ait pas eu consommation, j’aime bien l’image, les sensations, les sentiments sur lesquels il s’est terminé.

Ah là, là, les fantasmes des messieurs d’âge mur, pour ne pas dire légèrement blet !