J’ai débarqué du train ici vendredi dernier, les yeux encore embués de la nuit sans beaucoup de sommeil passée dans le train.

Contraste brutal. Réunion professionnelle le jeudi après-midi, passage à la maison pour faire mes bagages dans la bousculade, nuit de train, Constance, descendue quelques jours plus tôt, qui m’attend à la gare dans le petit matin et nous enchaînons immédiatement avec une réunion sur le chantier de la maison…

Tout s’est mis en retard dans cette dernière période. Normal ! A-t-on jamais vu un chantier du bâtiment à l’heure. Jusqu’à présent le timing prévu tenait à peu près. Mais en juin tout a commencé à se décaler : absences chez un des artisans mettant en difficultés le planning des autres, erreurs de commandes chez un fournisseur, délais imprévus chez un autre. La plupart des boîtes ferment en aout, ce qui accroit la pression sur les divers chantiers censés être livrés à la fin du mois. Des tensions apparaissent entre les entreprises qui se renvoient la balle. L’architecte est là heureusement pour tenter de mettre du liant et gérer la coordination du mieux possible. A cela s’ajoute quelques dérapages de prix, qu’on imaginait plus ou moins inévitables mais qui dans la dernière période ont eu tendance à se multiplier et qui impliquent explications, discussions, négociations dans des ambiances pas toujours sereines. L’enveloppe de l’assurance qui au départ nous paraissait si confortable, l’est désormais beaucoup moins ! Bref on est dans une certaine tension. Hier on a passé une demi-journée à Toulouse, enfin en banlieue, dans un de ces vastes centres commerciaux de sortie de ville que j’adore ! Pas pour faire du tourisme ou voir des copains, mais pour commander une cuisine, ce qui n’est pas encore fait d’ailleurs, on a seulement étudié les choses, il faut y retourner pour choisir définitivement et passer commande.

Nous comptions tout réinstaller à partir de la mi-juillet. C’est impossible, ce sera pour plus tard. J’ai décommandé le garde-meuble qui devait rapporter notre mobilier ces jours ci et reporté tout ça aux vacances de Toussaint.

Depuis mon arrivée on est presque en permanence occupé par les travaux et tout ce qui va avec. Pas de rando jusqu’à présent. Simplement chaque soir tout de même on monte au lac pour se rafraîchir d’un bon bain et pour dénouer nos muscles en nageant un long moment. Peu de temps de lecture. Le soir je suis vanné. Je prends mon bouquin en me couchant et m’endors rapidement après quelques pages. Quant à l’écriture n’en parlons pas !

Naturellement je serais mal venu à me plaindre. Il y a aussi un grand bonheur à reconstruire une maison, à avoir cette possibilité qui n’est évidemment pas donnée à tous et à savoir qu’on va faire revivre un lieu qui a son histoire. Mais parfois on a des moments un peu déprimants où on se dit : pfou, vivement les vacances !

Ce 14 juillet bien sûr tout est arrêté. L’architecte est parti en week-end prolongé. Certaines boîtes travaillent jeudi et vendredi mais pas toutes. Le forcing reprend lundi ! Alors aujourd'hui c’est vacances justement. Grande balade en vélo toute la matinée. Après un cheminement plaisant à la fraîche dans la plaine, on a grimpé sur le coup de midi, non sans devoir mettre pied à terre, sur une des rudes collines qui la borne. Et cet après midi où le temps s’est alourdi et couvert, je suis passé au cybercafé, j’ai écrit ces mots, fait un petit tour dans mon cybermonde, si loin, si loin et content tout de même d'y avoir eu à l'instant des nouvelles de personnes qui semblaient éloignées…

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D'ici ça a l'air tout plat! Et pourtant pour grimper à ce château, qu'est ce que ça grimpait! Rien de plus trompeur qu'une photo finalement!