Comme tous les ans depuis que je tiens ce blog je m’essaie à une synthèse de mon année cinéma.

J’ai vu en 2010, 58 films donc une moyenne d’à peu près un par semaine, inégalement répartis naturellement (très loin donc des 134 de l’amie Dasola mais bon je ne cherche pas à lui faire concurrence !). Beaucoup s’effacent très vite et je serai bien en peine ne serait-ce que de les citer tous, si je n’avais pas pris soin cette année de noter leurs noms. J’ai attribué à chacun des croix marquant mon appréciation et les situant entre médiocre et vraiment bons.

Il n’y a que peu de films que j’ai trouvé franchement médiocres, la palme, si j’ose dire, revenant à Une exécution ordinaire. Je n’ai pas cru un instant à Dussolier en Staline, acteur que je trouve pourtant habituellement excellent. Je n’ai pas réussi à me détacher du fait que c’était parlé en français, ce qui m’a paru rédhibitoire pour un film censé nous faire entrer dans l’ambiance de la Russie soviétique, en son temps de pire glaciation. Médiocre également à mon goût L’arnacoeur et Amore.

Il y en a aussi certains films qui sans être franchement mauvais m’ont déçu par rapport à l’accueil critique qu’ils avaient reçus ou par rapport à ce que j’attendais de leurs auteurs. Parmi eux, Policier, adjectif où je me suis beaucoup ennuyé (film sauvé tout de même par l’extraordinaire affrontement verbal qui le clôt) et Tournée dont je ne garde rien, sinon là aussi une certaine impression d’ennui. Déception aussi avec Océans malgré des images somptueuses et rares mais accompagnées d’un commentaire gnan-gnan ou avec Soul kitchen, pas désagréable à voir mais tellement mineur par rapport à l’admirable De l’autre coté. J’ai été déçu aussi mais dans une moindre mesure par Bright star, j’ai vu ce film avec plaisir mais surtout comme une succession de belles images et un étalage de beaux sentiments, sans me sentir jamais vraiment touché ainsi que par A serious man, les frères Coen m’avaient habitués à mieux. Outre ceux-ci je compte 7 autres films dans les « pas mal sans plus ».

Je suis bon public. Ma catégorie principale serait les « pas mal du tout à vraiment bien » dans lequel je mets 33 films. Parmi ceux-ci j’en mettrais 14 plutôt au-dessus des autres qui seraient, en les donnant dans l’ordre dans lequel je les ai vus : Avatar ; In the air ; Extérieur nuit ; Les mains libres ; Disgrâce ; White material ; Mammuth ; Des hommes et des dieux, Au fond des bois ; Poetry ; The housemaid ; Le nom des gens ; Another year ; Benda bilili.

Et enfin je sortirais du lot : Une éducation ; Copie conforme ; Dans ses yeux, Mystères de Lisbonne et The Ghost writer. Peut-être est-ce ce dernier film que je mettrais au sommet si je devais absolument les classer mais sans certitude.

C’est aussi en 2010 que j’ai vu avec retard Still Walking que je classe également très haut et Un prophète, film admirable, pour le coup ce serait ma palme d’or incontestable de tous les films vus cette année, sauf que ce serait une palme d’or 2009 plus que 2010 (les deux films chroniqués ensemble ici).

Je ne sais pas trop si je retombe sur mes 58 films vus mais bon ce n’est pas grave, je ne m’amuse pas à recompter, je trouve déjà cette recension à la limite de l’obsessionnel.

N’aurais-je pas mieux fait à la place, tiens, au hasard, d’aller au cinéma ?

Enfin, je me suis amusé à ce plaisir un peu trouble des listes et des classements et puis aussi, surtout, j’ai fait remonter à moi, cahin-caha et nimbées du flou que leur confère le temps qui passe, certaines images et certaines impressions de films qui m’ont marqués.


Benda_bilili

En prime cette photo de Benda Bilili, un petit grand film, qui donne la pêche et qui donne envie d'applaudir à la fin, un film à soutenir et qui est encore sur les écrans, à Paris du moins. Profitez-en!.