Voilà je viens de rentrer. Je pose mes valises, j’ouvre l’ordi, fais un premier survol de ma messagerie et des blogamis. Je vois qu’il s’en est passé des choses dans mon petit cercle, beaucoup de choses à aller lire donc et même certaines à aller écouter à ce que je découvre !

Car je suis resté finalement tout aussi déconnecté la seconde semaine là-bas que la première. Je n’ai pas éprouvé le besoin de pousser jusqu’au cyber café et je ne mets donc en ligne que maintenant le billet écrit là-bas. On peut très bien vivre loin de son cybermonde et même de sa messagerie, ça fait le plus grand bien de temps à autre.

Nous avons continué donc à procéder au réaménagement de la maison. Nous avons fait de premiers flambées à la cuisine maintenant que la cheminée est en état de marche, ce qui n’était même pas le cas du temps de mes grands parents, les flammes qui dansent dans l’âtre, l’odeur du feu du bois, c’est une vraie merveille, pour des urbains comme nous en tout cas. Le dernier jour des gars de l’entreprise qui avait stocké les meubles pendant les travaux sont venus raccrocher aux murs les éléments les plus lourds, notamment les grands miroirs et quelques tableaux. Ils ont aussi remonté et remis en marche la pendule. J’avais oublié la façon dont elle tinte lorsqu’elle sonne les heures, un son gracile, léger, aérien mais qui ponctue le temps à sa façon. C’est une pendule accélératrice, elle a fait un tour complet en une quinzaine d’heures, comme si elle voulait rattraper tout ce temps où elle est restée silencieuse (depuis bien longtemps en vérité, bien avant l’incendie). Nous verrons à la faire régler une prochaine fois mais pour le moment on s’est amusé de ce clin d’œil.

En tout cas de jour en jour la maison est ainsi devenue plus vivante, plus habitée. Il reste beaucoup à faire mais enfin on sent le lieu, on s’y attache dans sa nouvelle configuration. Au point que j’ai eu un peu de mal à m’arracher, à reprendre la route de Paris…

Les jours à venir vont être très occupés aussi. Dès lundi le boulot bien sûr auquel je n’ai pas pensé une seule seconde pendant ces deux semaines. Et puis notre Anglais est à Paris pour quelques jours, pour divers rendez-vous dans la perspective d’une embauche dès qu’il en aura fini avec sa thèse. Et l’Agronome s’apprête quant à lui à partir mercredi en Extrême-Orient pour cinq mois de stage. On va tâcher de profiter un peu de leur présence avant ces nouveaux éloignements. Et puis, bien sûr, je vais quand même aller replonger dans mon cybermonde…