Je me suis tellement éloigné de mon blog, tellement éloigné même de mes écritures du quotidien, que les semaines se succèdent sans que j’y pense et sans qu’une quelconque mise à jour vienne rafraîchir ma page.

Farfouillant dans mes fichiers ce soir où je mettais un peu d’ordre sur mon ordinateur, j’ai retrouvé ce récit de rêve, écrit il y a plusieurs mois déjà, gardé dans le sas d’avant publication parce qu’au moment où je l’avais retranscrit, j’avais d’autres billets en cours et je l’avais oublié ensuite.

Du coup aujourd'hui je l’intègre dans mon journal car j’aime conserver et regrouper mes rêves et tant qu’à faire je le mets aussi en ligne car je trouve toujours amusant ces incongruités surgies de la nuit et parce que, même si c’est du réchauffé, ça fera un peu d’animation sur ce blog moribond.

Le voici tel que je l’avais écrit au saut du lit et retranscrit sans la publier le soir même :

Je suis dans une fête dans laquelle je ne connais pas grand monde et m’ennuie plutôt. Je veux me resservir à boire mais les bouteilles sont vides. Dans l’entrée il y a de petits tonnelets encore approvisionnés. Une jeune femme vient boire. Elle s’allonge sous le robinet. Il ne coule qu’un liquide très clair. Nous réalisons que ce n’est que de l’eau, elle est très déçue et moi aussi.

L’endroit donne en contrebas sur un vaste amphithéâtre. Il y a une estrade en bas, sur laquelle Sarkozy fait un discours. Il n’y a qu’une quinzaine de personnes qui l’écoutent vraiment, pas mal de gens qui vont et viennent dans les travées sans guère se préoccuper du discoureur. Ça la fout mal, c’est quand même le Président de la République ! Je me sens écartelé entre la détestation que j’ai du personnage et la révérence que je ne peux m’empêcher d’avoir pour la fonction. J’ai envie de descendre l’écouter ne serait-ce que par curiosité mais ça m’embête, j’ai envie aussi qu’il puisse sentir ce mépris qui l’environne.

La fille sous le tonnelet n’est pas spécialement belle mais elle m’attire. Sa robe se soulève brusquement puis retombe mais j’ai le temps de voir qu’elle est entièrement nue dessous. Je m’allonge contre elle. Je lui dis, non sans être un peu surpris par mon audace: « j’ai envie de faire l’amour avec toi, mais ça me paraît un peu incongru, je ne te connais pas ». Elle me fait un sourire, un merveilleux sourire très éclatant, mais un sourire amical, un sourire que je ne ressens pas comme une invite. Elle me dit simplement : « c’est gentil de me le dire ». Je suis content car je craignais qu’elle ne me repousse violemment. Je me serre juste un peu plus contre elle. Elle aussi répond à mon étreinte, se serre un peu plus fort, mais tous les deux nous avons le sentiment d’en être à la tendresse amicale et que peut-être nous allons en rester là…

En tout cas c’est là-dessus que je me réveille !

Un poil trop tôt sans doute !

Peut-être pas au fond !