<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Les &#xe9;chos de Valclair</title><link>http://valclair.canalblog.com/</link><description>Sc&#xe8;nes de vie, pens&#xe9;es, r&#xea;veries, promenades et voyages, l&apos;intime se dessine &#xe0; travers le quotidien, livres lus, films vus, r&#xe9;flexions sur la litt&#xe9;rature et l&apos;&#xe9;criture...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 26 May 2012 18:10:19 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Fin d&apos;ann&#xe9;e, fin de blog</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/12/26/23051990.html</link><category>Varia</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/12/26/23051990.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23051990/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/12/26/23051990.html</guid><description>&lt;p&gt;Voil&#xe0;, l’ann&#xe9;e se termine. Moment symbolique s’il en est&amp;nbsp;! Moment alors o&#xf9; tenter d’&#xe9;crire ce billet qui est au bord des mots depuis des semaines mais qui jamais ne vient, ce billet pour clore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut clore vraiment. J’ai commenc&#xe9; ce journal en ligne le 1&#xb0; janvier 2003, cela fait donc neuf ann&#xe9;es de diarisme en ligne, enfin disons huit et demi puisque de fait je me suis quasiment arr&#xea;t&#xe9; au mitan de cette ann&#xe9;e. J’ai dit d&#xe9;j&#xe0; ma distance d’&#xe9;crire, mes envies qui parfois resurgissent sans que j’aille au bout, la m&#xe9;lancolie que j’ai parfois de cette aventure qui s’ach&#xe8;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle s’ach&#xe8;ve sous cette forme en tout cas et il vaut mieux en marquer la fin plut&#xf4;t que de rester dans l’ind&#xe9;termination de l’&#xe9;ventuel billet &#xe0; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs fois des amorces de billets ont surgi, certaines sur l’ordinateur, quelques lignes seulement, d’autres seulement griffonn&#xe9;es sur un carnet ou une feuille volante lors d’un r&#xe9;veil intempestif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les reprends aujourd&apos;hui, non pour tenter de les r&#xe9;&#xe9;crire, &#xe7;a n’aurait pas de sens, juste pour en poser trace au moment de fermer boutique. En quelque sorte les billets auxquels vous avez &#xe9;chapp&#xe9; et moi avec vous, et dont voici ce qu’auraient pu &#xea;tre les titres&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anniversaire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: l&#xe0; bas dans la maison du midi j’ai eu un m&#xe9;chant de coup de blues &#xe0; l’approche de mon anniversaire (ou au lendemain je ne sais plus). S’y m&#xea;lait le temps qui passe et ne revient pas, des petits soucis de sant&#xe9; sans gravit&#xe9; mais signes irr&#xe9;vocables de vieillissement, peut-&#xea;tre aussi quelque chose d’une sorte de d&#xe9;pression post-partum &#xe0; &#xea;tre dans la maison enfin termin&#xe9;e et sans plus &#xea;tre port&#xe9; par les soucis et le projet de sa r&#xe9;novation. Quelques pages &#xe9;crites au bord du lit dans l’angoisse de l’insomnie, mais pas reprises et m&#xea;me d&#xe9;truites peu apr&#xe8;s, il n’y a pas de sens &#xe0; ces ruminations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sous la pluie&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: au cours de ce m&#xea;me s&#xe9;jour une promenade en solitaire juste pour aller respirer un jour de tr&#xe8;s mauvais temps, une certaine exaltation qui m’est venue, des mots, des phrases enti&#xe8;res qui ont surgies dans le rythme m&#xea;me de la marche, d&#xe9;crivant le paysage noy&#xe9; de pluie et mes ressentis mais que je n’ai pas pris le temps de poser lorsque je me suis retrouv&#xe9; au sec &#xe0; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doubrovsky&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: de passage &#xe0; Amb&#xe9;rieu d&#xe9;but novembre pour diverses t&#xe2;ches &#xe0; effectuer pour l’APA, j’en profite pour assister &#xe0; une rencontre avec Serge Doubrovsky dans le cadre de la semaine &#xab;&amp;nbsp;Ecrire sa vie&amp;nbsp;&#xbb; qu’organise chaque ann&#xe9;e la municipalit&#xe9;. Moment tr&#xe8;s intense. On voit d’abord ce vieil homme qui parait tr&#xe8;s fatigu&#xe9;, presque chancelant, on se demande comment il va pouvoir articuler les mots d’une longue intervention et puis c’est la magie de sa parole, il semble rena&#xee;tre &#xe0; mesure qu’il parle, ses mots sont de plus en plus percutants et charg&#xe9;s d’&#xe9;motion et lorsqu’il lit, la voix nou&#xe9;e, les derni&#xe8;res lignes d’&lt;em&gt;Un homme de passage &lt;/em&gt;nos yeux se brouillent. On sent alors &#xe0; quel point son &#xe9;criture lui est vitale, on ressent son absolue authenticit&#xe9;, tr&#xe8;s &#xe9;loign&#xe9;e du narcissisme et de la complaisance que certains lui reprochent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Promenade&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &#xe0; Paris cette fois, une excursion dans un quartier o&#xf9; je ne vais pas souvent, les Hauts de Belleville. Rue Piat, une bouff&#xe9;e de souvenirs, j’ai tent&#xe9; de retrouver le lieu pr&#xe9;cis o&#xf9;, pendant un temps, je venais souvent mais sans succ&#xe8;s, l’immeuble peut-&#xea;tre a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;truit et remplac&#xe9; par des constructions modernes. Promenade ensuite dans le beau parc aussi qui d&#xe9;sormais d&#xe9;vale la pente de la colline et qui alors n’existait pas. Je me suis pos&#xe9; sur un banc et j’ai commenc&#xe9; d’&#xe9;crire. Avant de partir, signe que je me sentais des envies d’&#xe9;crire, j’avais recharg&#xe9; un nouveau carnet dans un cher petit &#xe9;tui, joli souvenir de blogosph&#xe8;re. Mais le temps s’est fait mena&#xe7;ant, je n’ai pas termin&#xe9;, je n’ai pas eu envie de m’asseoir dans un caf&#xe9;, je n’ai pas repris &#xe0; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Couriel&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: ma bo&#xee;te Valclair ne re&#xe7;oit plus de mail si ce n’est des spams. Je vais y jeter un œil de loin en loin, histoire de faire le m&#xe9;nage et avec l’esp&#xe9;rance que tout de m&#xea;me quelqu’un m’ait &#xe9;crit. C’&#xe9;tait le cas justement. Un mail d’une lectrice que je ne connais pas &#xab;&amp;nbsp;in real life&amp;nbsp;&#xbb; comme on dit, &amp;nbsp;et avec laquelle j’ai &#xe9;chang&#xe9; tr&#xe8;s &#xe9;pisodiquement. &#xc7;a m’a fait tr&#xe8;s plaisir. &#xc7;a m’a donn&#xe9; envie d’&#xe9;crire un billet mais il n’a pas vu le jour. Quel sens cela aurait-il eu un billet isol&#xe9;, parlant de la nostalgie de mon blogomonde, de ce qui s’y nouait d’amiti&#xe9;s, de tendresses, voire de secrets fantasmes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bouff&#xe9;es de r&#xea;ves&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: ils sont venus en pack comme souvent. Pendant deux-trois jours je m’&#xe9;veille &#xe0; plusieurs reprises sur des r&#xea;ves, alors que je peux rester plusieurs semaines sans m’en souvenir d’aucun. J’en ai not&#xe9; trois au coin du lit. Je ne les ai pas retranscrits sur l’ordinateur dans les heures qui ont suivies. Aujourd&apos;hui j’ai relu ces griffonnages. Mais c’est trop tard. Il n’y a plus qu’un squelette, les images elles-m&#xea;mes ne reviennent pas qui permettraient de raconter le r&#xea;ve (de croire le raconter&amp;nbsp;? de le r&#xe9;inventer&amp;nbsp;?). L’un &#xe9;tait tr&#xe8;s doux, pas &#xe9;rotique mais doucement sensuel, les deux autres &#xe9;taient des cauchemars dont l’un surtout a laiss&#xe9; en moi une trace p&#xe9;nible pendant les premi&#xe8;res heures de ma journ&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cin&#xe9;ma&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: Arriv&#xe9; en fin d’ann&#xe9;e j’ai jet&#xe9; un œil sur ma liste de films vus. Je fais &#xe7;a, un petit m&#xe9;mento, juste pour me souvenir, maintenant que je ne tiens plus chronique en ligne de mes principaux films vus. Je mets une appr&#xe9;ciation, sans faire de classement. J’ai vu 57 films en 2011. A peu pr&#xe8;s comme en 2010 (58, je viens d’aller voir). C’est curieux, j’aurais pens&#xe9; en avoir vu plus cette ann&#xe9;e, par effet retraite, mais non finalement. Je place au sommet pour cette ann&#xe9;e sans les classer&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Incendies, Tomboy, Le gamin au v&#xe9;lo, M&#xe9;lancholia&lt;/em&gt;. Et je pense &lt;em&gt;Shame&lt;/em&gt; vu tout r&#xe9;cemment. Shame fait partie de ce genre de films que l’on n’appr&#xe9;cie pas forc&#xe9;ment &#xe9;norm&#xe9;ment au moment o&#xf9; on le voit parce qu’il met mal &#xe0; l’aise mais dont la puissance s’affirme progressivement, tout &#xe0; l’oppos&#xe9; de certains films plaisants sur l’instant mais qu’on oublie vite. J’ai bien appr&#xe9;ci&#xe9; aussi, mais un cran au-dessous&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Winter’s bone, Le discours d’un roi, La conqu&#xea;te, Hors Satan, Il &#xe9;tait une fois en Anatolie, les neiges du Kilimandjaro, Donoma, Le Havre&lt;/em&gt;, ce dernier vu ce soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liseuse&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &#xe7;a y est, je viens de m’acheter une liseuse. J’ai charg&#xe9; quelques titres sur publie.net. A priori la lecture est agr&#xe9;able, il n’y a pas cette fatigue oculaire que g&#xe9;n&#xe8;re la lecture sur &#xe9;cran d’ordinateur. Mais je ne sais pas encore vraiment ce que je pense de ce mode de lecture, moi grand amateur de livre-papier mais &#xe9;cras&#xe9; aussi par les amoncellements de ma biblioth&#xe8;que. C’est &#xe0; voir &#xe0; l’usage. Voil&#xe0; qui s&#xfb;rement m&#xe9;riterait d’&#xea;tre chroniqu&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m’arr&#xea;te l&#xe0;. Sur l’id&#xe9;e d’une chronique m&#xe9;ritant d’&#xea;tre &#xe9;crite&amp;nbsp;! Signe que je reviendrai peut-&#xea;tre. Mais si je reviens ce ne sera pas ici. Ce ne sera pas Valclair. Valclair c’est fini. Ce blog restera en ligne. Du moins pour le moment. Il ne sera plus aliment&#xe9;, cette fois d&#xe9;finitivement. Je viendrai seulement donner une nouvelle adresse, si nouvelle adresse il y a, si certains souhaitent m’y suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A toutes et &#xe0; tous, qui passeront ici, amies et amis, lecteurs anciens ou visiteurs de passage voire de hasard, je souhaite de belles choses pour l’ann&#xe9;e qui vient. Et j’adresse mes pens&#xe9;es plus particuli&#xe8;res &#xe0; celles et ceux que j’ai longuement crois&#xe9; dans les mots ou en r&#xe9;elle pr&#xe9;sence au cours de ces ann&#xe9;es. A tous ceux-l&#xe0;, sans m’avancer sur ce que l’avenir r&#xe9;serve, je voudrais oser dire tout de m&#xea;me&amp;nbsp;: A bient&#xf4;t&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 26 Dec 2011 22:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Apr&#xe8;s un mois</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/10/09/22285840.html</link><category>Ecriture, diarisme et blogosph&#xe8;re</category><category>blogosph&#xe8;re</category><category>retraite</category><category>&#xe9;criture</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/10/09/22285840.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/22285840/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/10/09/22285840.html</guid><description>&lt;p&gt;Et un peu plus m&#xea;me…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois de silence, un mois d’abstinence d’&#xe9;crire…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#xe8;re note&amp;nbsp;: 28 aout&amp;nbsp;! Le mois de septembre enti&#xe8;rement saut&#xe9; et octobre d&#xe9;j&#xe0; &#xe0; son tiers&amp;nbsp;! C’est la premi&#xe8;re fois, depuis janvier 2003, date &#xe0; laquelle j’avais commenc&#xe9; ce journal en ligne, que je suis pass&#xe9; par-dessus un mois entier, sans &#xe9;crire un mot, sans la moindre entr&#xe9;e. Je n’ai pas &#xe9;crit en ligne mais pas plus non plus dans le priv&#xe9; de mon ordinateur. Normal me direz-vous. J’avais dit que j’arr&#xea;tais. Et c’est donc ce que je fais mais avec une facilit&#xe9; qui m’&#xe9;tonne moi-m&#xea;me. Je m’attendais &#xe0; ce qu’il y ait des retours de flamme &#xe9;crivante, des retours d’envie de titiller le clavier. Il n’en a rien &#xe9;t&#xe9; ou &#xe0; peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est le moment de latence que m’offre ce matin un voyage en TGV qui me fait dire&amp;nbsp;: tiens, ce pourrait &#xea;tre le moment de faire le point pour moi-m&#xea;me et puis aussi, et puis surtout, pour faire un signe &#xe0; mes lecteurs, &#xe0; mes amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelques moments, si, j’ai eu des vell&#xe9;it&#xe9;s d’&#xe9;crire. Telle impression de l’instant devant un ciel ou un paysage, &#xe0; la sortie d’une lecture ou d’un film, lors d’un r&#xe9;veil nocturne impromptu, lors de ma derni&#xe8;re journ&#xe9;e au travail, lorsque apr&#xe8;s avoir achev&#xe9; mes rangements et mes tris, je suis rest&#xe9; un long moment m&#xe9;ditatif dans le bureau d&#xe9;sert&#xe9; avant d’en clore la porte ou bien encore lorsque, allong&#xe9; au bord d’un lac et profitant des douceurs de cette superbe arri&#xe8;re saison, j’ai pens&#xe9; &#xe0; mes petits camarades qui devaient &#xea;tre en r&#xe9;union de rentr&#xe9;e…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais justement, ce ne furent que des vell&#xe9;it&#xe9;s. Des mots me sont venus et des bouts de phrases. Mais je n’ai pas m&#xea;me &#xe9;t&#xe9; jusqu’&#xe0; les &#xe9;crire dans un carnet ou sur mon ordinateur. Ils se sont alors rapidement d&#xe9;rob&#xe9;s, ils ont quitt&#xe9; mon esprit avant que je prenne le temps de les poser, de les organiser, de les travailler. La volont&#xe9;, la motivation ont fait d&#xe9;faut. Je me dis alors qu’ils n’avaient surgis que par automatisme, par r&#xe9;flexe, comme trace d’une habitude mentale que j’avais peu &#xe0; peu contract&#xe9;e lorsque j’avais le souci d’&#xe9;crire. Une habitude d’ailleurs que j’avais souvent jug&#xe9; envahissante, celle qui fait que l’on ne ressent plus les choses pour elles-m&#xea;mes mais au travers des mots que l’on en tirera un peu comme un photographe qui finit par ne plus voir le paysage qu’au travers du cadrage de l’image qu’il pourrait en tirer. (C’est vrai cela mais est vraie aussi l’id&#xe9;e que parfois les mots auxquels on s’efforce contribuent &#xe0; enrichir le r&#xe9;el per&#xe7;u).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’instant d’ailleurs… Les t&#xe2;ches blanches des charolais sur le vert des prairies vallonn&#xe9;es… Des effets de lumi&#xe8;re assez somptueux et s&#xfb;rement tr&#xe8;s &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;res entre bancs de brume et d&#xe9;chirures soleilleuses… C’est beau&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport aux personnes est ce qui, par moments, me donnerait des envies de revenir, d’&#xe9;crire pour communiquer. Je ne lis presque plus de blogs et, d’ailleurs la plupart de mes blogamis et blogamies se sont eux aussi &#xe9;loign&#xe9;s ou, &#xe0; tout le moins, rar&#xe9;fi&#xe9;s. Il n’y a pas de myst&#xe8;re. Les relations non entretenues se distendent. Ce qui est valable pour les amiti&#xe9;s classiques, l’est tout autant, ni plus, ni moins, pour les amiti&#xe9;s internautiques. Et, bien s&#xfb;r, cela rend un peu triste. Mais, de-ci, de l&#xe0;, je vois la trace d’un retour, le commentaire d’un ancien vient me titiller, ou au contraire c’est le passage d’une nouvelle lectrice qui m’&#xe9;meut en me disant son regret de me voir partir au moment o&#xf9; elle me d&#xe9;couvre. Tous ces commentaires, auxquels je n’ai pas m&#xea;me r&#xe9;pondu, m’ont &#xe9;t&#xe9; doux, sachez-le. Et puis, il y a eu aussi la semaine derni&#xe8;re cette rencontre dans le r&#xe9;el dont je remercie l’initiatrice et qui a raviv&#xe9; avec plaisir le temps ancien d’un certain someone carnet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vagues regrets donc du temps qui n’est plus de ma blogosph&#xe8;re vivante, envie fugace de la r&#xe9;activer. Mais conscience aussi qu’elle ne pourrait revivre de la m&#xea;me fa&#xe7;on, avec les m&#xea;mes engouements, les m&#xea;mes enthousiasmes, les m&#xea;mes d&#xe9;sirs. Je voudrai retenir ce qui s’&#xe9;loigne, ce que le temps implacable efface mais je sais bien que ce n’est pas possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’&#xe9;criture pour elle-m&#xea;me en tout cas ne me manque pas. Cette abstention d’&#xe9;crire s’est inscrite dans une lassitude d&#xe9;j&#xe0; bien ancr&#xe9;e mais tout de m&#xea;me qu’elle se soit radicalis&#xe9; au moment m&#xea;me o&#xf9; j’ai arr&#xea;t&#xe9; mon activit&#xe9; professionnelle n’a pas manqu&#xe9; de m’interroger. En commentaire de mon pr&#xe9;c&#xe9;dent billet certains s’&#xe9;taient questionn&#xe9; sur cette concomitance (Pierre, Gilda). Ce n’&#xe9;tait pas voulu et &#xe7;a m’a surpris moi-m&#xea;me. L’hypoth&#xe8;se de Gilda est assez juste je crois, mon &#xe9;criture &#xe9;tait aussi un exutoire ou plut&#xf4;t un suppl&#xe9;ment d’&#xe2;me &#xe0; une activit&#xe9; professionnelle quotidienne ne m’apportant pas tout ce dont j’avais besoin en terme d’expression de soi et de cr&#xe9;ativit&#xe9;. J’ai moins besoin d&#xe9;sormais de cette compensation, du moins pendant ce temps un peu suspendu et sans doute indispensable o&#xf9; il me faut trouver mes marques dans cette nouvelle organisation de vie, d&#xe9;barrass&#xe9;e des contraintes du travail oblig&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que fais-je alors de mes jours de jeune retrait&#xe9;&amp;nbsp;? Les jours passent aussi vite, je me sens aussi occup&#xe9; que lorsque je travaillais. Par moment je me demande ce que je fais de tout ce temps libre. Certes j’ai encore renforc&#xe9; mon intervention dans l’association de collecte autobiographique que je contribue &#xe0; animer. J’ai aussi pass&#xe9; beaucoup de temps &#xe0; mettre de l’ordre dans les accumulations non trait&#xe9;es depuis des ann&#xe9;es qui encombraient mon appartement et utilis&#xe9; assez largement poubelles et ventes en vide-grenier pour ce faire. Et ce boulot l&#xe0;, d’indispensable all&#xe8;gement, est loin d’&#xea;tre fini&amp;nbsp;! Nous sommes retourn&#xe9;s aussi quelques jours dans notre maison du sud. Mais &#xe0; part &#xe7;a pas grand-chose, aucun grand chantier nouveau, aucune de ces choses dont on se dit : &#xab;&amp;nbsp;ah oui, pour le moment je n’ai pas le temps, je n’ai pas la disponibilit&#xe9; d’esprit mais quand je serai &#xe0; la retraite, alors l&#xe0;, on va voir ce qu’on va voir &#xbb;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux r&#xe9;cits fictionnels (enfin semi-fictionnels), un peu plus longs et ambitieux que de simples nouvelles et dont j’ai les sujets en t&#xea;te depuis plusieurs ann&#xe9;es n’ont pas connu la moindre once de d&#xe9;but de r&#xe9;alisation. Mais ils sont toujours l&#xe0;, au fond de moi. Peut-&#xea;tre les &#xe9;crirais-je. Peut-&#xea;tre pas. Mais je n’ai pour l’instant, ni le souci de les &#xe9;crire, ni le regret de ne pas le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#xe0; l’id&#xe9;e de cr&#xe9;er un nouveau blog, cela reste aussi une possibilit&#xe9; vague. Je ne me suis pas encore pench&#xe9; sur le contenu et la forme que je lui donnerai. Laisser Valclair sans doute pour mieux rena&#xee;tre dans un blog sous mon nom d’&#xe9;tat civil articul&#xe9; avec mon activit&#xe9; publique, maintenant que celle-ci ne se partage plus en deux sph&#xe8;res, l’&#xe9;crivante et l’associative d’un c&#xf4;t&#xe9;, la professionnelle de l’autre, deux sph&#xe8;res que je souhaitais absolument sans contact l’une avec l’autre. Mais Valclair c’&#xe9;tait d’autres choses encore, des consid&#xe9;rations aux fronti&#xe8;res de l’intime qu’un blog &#xe0; mon nom pourrait plus difficilement accueillir, une convivialit&#xe9; particuli&#xe8;re n&#xe9;e justement de ces &#xe9;changes aux fronti&#xe8;res, voire au profond de l’intime. Si je me lance, ce qui n’a rien de certain, il me faudra l&#xe0;-dessus, trouver le bon r&#xe9;glage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de regret, pas de frustration pour l’instant, &#xe0; cette lenteur. Peut-&#xea;tre est-ce cela d’ailleurs pour le moment le bonheur de cette nouvelle p&#xe9;riode&amp;nbsp;: un rythme plus doux, le sentiment qu’il n’y a pas &#xe0; se bousculer. Et lorsque je d&#xe9;jeune &#xe0; la maison, le plaisir ensuite de la sieste&amp;nbsp;! Oh une courte sieste, une demi heure en g&#xe9;n&#xe9;ral, un quart d’heure de lecture, un quart d’heure d’assoupissement qui me tombe dessus sans que je puisse r&#xe9;sister et dont j’ai l’impression qu’il me fait un bien fou. J’adore ce moment o&#xf9;, sortant de table, &#xe0; l’heure qui &#xe9;tait celle il y a peu de rendez-vous ou de r&#xe9;unions, je m’allonge voluptueusement sur mon lit avec un bon livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, au-del&#xe0; m&#xea;me du temps r&#xe9;appropri&#xe9;, ma libert&#xe9; d’esprit est le grand b&#xe9;n&#xe9;fice de ma nouvelle situation. Je me rends compte par contraste &#xe0; quel point mon travail &#xe9;tait pr&#xe9;sent en moi, m&#xea;me sorti du bureau. Pourtant je n’avais pas des horaires d&#xe9;mentiels, je me ramenais pas de dossiers du bureau, j’avais l’impression, sauf exception, de penser rarement &#xe0; mon travail pendant mes week-end ou mes vacances, mais la pr&#xe9;occupation en &#xe9;tait l&#xe0; tout de m&#xea;me, de fa&#xe7;on permanente, en arri&#xe8;re fond, dans l’inconscient ou le semi-conscient. Quelle lib&#xe9;ration de s’en sentir totalement d&#xe9;gag&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecrit dans le TGV mercredi, retranscrit et compl&#xe9;t&#xe9; hier soir et aujourd&apos;hui (le d&#xe9;lai en lui-m&#xea;me en dit long&amp;nbsp;!), et publi&#xe9; pour vous, mes lecteurs, mes amis, pour vous faire un petit salut, un petit signe amical, pour vous dire que Valclair, encore, de temps en temps, pense &#xe0; vous…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, c’est pas tout &#xe7;a. Faut que je file d&#xe9;poser mon bulletin dans l’urne pour la primaire. Apr&#xe8;s moult h&#xe9;sitations finalement ce sera Martine…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 09 Oct 2011 16:24:04 GMT</pubDate></item><item><title>Flottement</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/08/28/21886565.html</link><category>Ecriture, diarisme et blogosph&#xe8;re</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/08/28/21886565.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21886565/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/08/28/21886565.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je suis revenu &#xe0; Paris depuis presque une semaine. J’ai repris le travail depuis quelques jours et pour quelques jours encore, jusqu’&#xe0; mercredi et puis ce sera la quille…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je me suis connect&#xe9; deux, trois fois en juillet, pas du tout en aout. Cela ne m’a pas manqu&#xe9;. Pas du tout. Je me suis reconnect&#xe9; bien s&#xfb;r d&#xe8;s mon retour, pour aller voir mes mails, pour g&#xe9;rer quelques affaires en cours. Mais, jusqu’&#xe0; hier soir, je n’avais pas pouss&#xe9; la porte du blogomonde. Pas ouvert mon blog, pas ouvert mon agr&#xe9;gateur, pas ouvert &#xe0; fortiori mes blogs favoris&amp;nbsp;! Je m’en &#xe9;tonne moi-m&#xea;me. C’est comme ci tout un pan de ma vie au cours de ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es &#xe9;tait pass&#xe9; &#xe0; la trappe brusquement, sans regret et sans faire r&#xe9;sistance, comme si la page d’elle-m&#xea;me s’&#xe9;tait tourn&#xe9;e et brutalement referm&#xe9;e. Sans regret&amp;nbsp;? Et pourtant non, ce n’est pas si simple…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Hier soir donc j’ai replong&#xe9; le nez chez mes blogamis mais au d&#xe9;part, presque en m’y for&#xe7;ant, en me disant&amp;nbsp;: mais ces personnes dont tu appr&#xe9;cies l’&#xe9;criture, ces gens que pour certains tu connais et que tu aimes, que deviennent-ils, au moins il te faudrait prendre de leurs nouvelles... Donc j’ai surf&#xe9;, j’ai parcouru mes liens, survol&#xe9; le plus souvent et parfois lu attentivement, j’ai eu des nouvelles des uns et des autres, parfois de bonnes et parfois de beaucoup moins bonnes. J’ai vu se confirmer des &#xe9;loignements de la toile plus ou moins radicaux mais constat&#xe9; aussi des retours et vus que certaines plumes &#xe9;taient toujours bien vaillantes. J’ai pris plaisir &#xe0; ce parcours au d&#xe9;part un peu forc&#xe9;. Et puis m’est revenue l’envie de poser mes mots moi aussi. Aujourd&apos;hui Constance allait d&#xe9;jeuner chez sa m&#xe8;re, je devais l’accompagner mais finalement je l’ai laiss&#xe9; partir seule, j’ai pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; rester paisiblement avec moi-m&#xea;me, prendre mon temps pour baguenauder dans le blogomonde et titiller le clavier. Je me suis juste a&#xe9;r&#xe9; d’une promenade aux Tuileries et d’une visite de la belle exposition des autoportraits de Claude Cahun et, dans la foul&#xe9;e, de l’autre exposition du Jeu de Paume, les photographies, fort int&#xe9;ressantes aussi, quoique dans un tout autre genre, de Santu Mofokeng.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mon &#xe9;t&#xe9; a &#xe9;t&#xe9; plut&#xf4;t paisible, sans rencontres marquantes, sans grand voyage, sans grands travaux de quelque ordre que ce soit. J’ai lu un peu mais pas tant que &#xe7;a. J’ai &#xe9;crit un peu mais pas tant que &#xe7;a non plus et rien de vraiment de personnel. J’ai laiss&#xe9; couler le temps, je l’ai laiss&#xe9; filer comme sable entre mes doigts. Mais sans vivre cela mal pour autant. Est-ce besoin, l’&#xe2;ge venant, de fonctionner en tout sur un tempo plus lent&amp;nbsp;? Ce qui en soi, d’ailleurs n’est pas un mal, ralentir, prendre le temps, dans notre soci&#xe9;t&#xe9; de stress g&#xe9;n&#xe9;ralis&#xe9;. Est-ce une tendance &#xe0; la procrastination parce qu’on a l’impression, illusoire &#xe9;videmment, que, puisqu’on est &#xe0; la retraite, on a le temps&amp;nbsp;? J’ai deux-trois vagues projets d’&#xe9;criture qui me tourniquent dans la t&#xea;te depuis des ann&#xe9;es et dont je me disais&amp;nbsp;: on verra &#xe7;a plus tard, ce sera un beau projet pour la retraite. J’y suis ou quasiment. Et les projets semblent se faire plus distants, &#xe9;vanescents, comme des mirages qui s’effacent au moment o&#xf9; on croirait pouvoir les toucher. Mais peut-&#xea;tre est-ce provisoire, peut-&#xea;tre est-ce que j’ai juste besoin de trouver mes marques au moment de ce changement de vie qui, m&#xea;me si on l’appelle de ses vœux depuis longtemps, n’est pas pour autant anodin et ne peut que secouer en profondeur&amp;nbsp;? Ou peut-&#xea;tre n’est-ce qu’une chim&#xe8;re qui se dissout&amp;nbsp;? Je m’inventais peut-&#xea;tre le besoin de me r&#xe9;aliser &#xab;&amp;nbsp;un jour&amp;nbsp;&#xbb; par l’&#xe9;criture d’une &#xab;&amp;nbsp;œuvre&amp;nbsp;&#xbb; ou au moins d’une oeuvrette, pour compenser l’aspect insuffisamment cr&#xe9;atif et valorisant de mon travail quotidien. Je me dis que si j’avais vraiment port&#xe9; une œuvre en moi, je l’aurais certainement d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;crite. Ce qui ne m’emp&#xea;chera pas quelques petites &#xe9;critures plaisir j’imagine. Je sais bien que j’aime &#xe9;crire et que, lorsque je parviens &#xe0; m’y mettre, j’y trouve du bonheur, j’en vois l’exemple m&#xea;me dans cette journ&#xe9;e et cette soir&#xe9;e d’aujourd&apos;hui. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais je sais, que ce genre de consid&#xe9;ration je les ai d&#xe9;j&#xe0; faites plus d’une fois, ici ou l&#xe0; sur ce blog, signe encore que, sous cette forme, il a fait son temps&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Bien s&#xfb;r ce qui retient encore ce sont ces liens t&#xe9;nus avec les blogamis qu’on ne voudrait pas tout &#xe0; fait perdre et qui pourtant se perdent. Bien s&#xfb;r je n’ai presque plus de commentaires et pour cause puisque je n’&#xe9;cris presque plus de billet&amp;nbsp;! Mais m&#xea;me ma bo&#xee;te mail reste vide et les quelques correspondances nouvelles qui s’&#xe9;taient install&#xe9;es dans la derni&#xe8;re p&#xe9;riode en marge du blog se sont &#xe9;teintes une &#xe0; une. On peut se dire&amp;nbsp;: je garderai le contact autrement. L’exp&#xe9;rience prouve que c’est difficile. Je vois bien que depuis que je vais lire les autres de fa&#xe7;on tr&#xe8;s espac&#xe9;e, ils s’&#xe9;loignent de moi, ils s’&#xe9;loignent en moi &#xe0; grande vitesse. Rarement mes pens&#xe9;es se tournent vers eux, y compris pour certains qui ont pourtant beaucoup compt&#xe9;. Il y a des exceptions mais rares, lorsque les relations sont vraiment pass&#xe9;es sur d’autres plans et qu’elles perdurent au travers d’activit&#xe9;s et d’engagements associatifs communs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Malgr&#xe9; cela, malgr&#xe9; ce regret que je ressens, vraisemblablement je n’&#xe9;crirai plus ici. Regret aujourd&apos;hui parce que j’ai fait cette petite plong&#xe9;e blogosph&#xe9;rique ce week-end, comme un retour vers le pass&#xe9;, mais il n’&#xe9;tait pas l&#xe0;, ce regret, au long de l’&#xe9;t&#xe9; ni durant cette premi&#xe8;re semaine parisienne&amp;nbsp;! Je ne jure de rien. Peut-&#xea;tre &#xe9;prouverais-je le besoin &#xe0; un moment ou un autre de d&#xe9;poser une page ici et je ne m’en priverai pas alors. Je ne sais pas comment tout ceci &#xe9;voluera pass&#xe9; ce temps de flottement. Il est possible aussi que j’ouvre un autre blog, ailleurs, diff&#xe9;rent, sous mon nom d’&#xe9;tat civil et plus directement articul&#xe9; avec mon activit&#xe9; publique. Quand&amp;nbsp;? Dans six mois&amp;nbsp;? Dans un an&amp;nbsp;? Je ne sais pas. Jamais peut-&#xea;tre&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je ne suis pas pr&#xea;t cependant &#xe0; tuer compl&#xe8;tement Valclair, &#xe0; faire ce clic fatal de destruction du blog et d’&#xe9;limination de toutes les archives. Plus d’un l’ont fait et la d&#xe9;couverte de la page nue, aussi &#xe0; distance que je sois, m’a fait un choc. Non, je n’arrive pas &#xe0; tuer Valclair. Je vais me contenter de le laisser &#xe0; sa l&#xe9;thargie profonde. Valclair au bois dormant&amp;nbsp;! C’est joli &#xe7;a. Peut-&#xea;tre, qui sait, attend-il qu’une princesse, d’un baiser, vienne le r&#xe9;veiller&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Blague &#xe0; part, m&#xea;me si je ne suis pas pr&#xea;t &#xe0; cette &#xe9;limination radicale, je comprends ceux qui l’ont fait. C’est &#xe9;viter de laisser des mots que l’on a mis &#xe0; distance de soi &#xe0; port&#xe9;e du premier venu, du passant de hasard, c’est marquer que la page est non seulement tourn&#xe9;e mais le livre ferm&#xe9; et une assurance pour soi de ne pas y revenir. Peut-&#xea;tre le ferais-je, mais plus tard et pas avant en tout cas la prochaine tourn&#xe9;e du robot de la BNF pour qu’au moins il reste trace quelquepart des derni&#xe8;res pages de ce blog. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;C’est dr&#xf4;le, quoique en partance, j’ai tout de m&#xea;me &#xe9;prouv&#xe9; le besoin de mettre &#xe0; jour ma liste de billets, de faire un m&#xe9;nage dans mes liens, ne gardant que ceux qui publient encore avec suffisamment de consistance. Comme si j’avais besoin, en gar&#xe7;on studieux, de laisser le cahier bien au net.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Allez, mes ami(e)s, au-revoir encore...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je m’&#xe9;ternise, comme si finalement, j’avais du mal, ce soir, &#xe0; vous quitter…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Gardez Valclair dans vos agr&#xe9;gateurs, on ne sait jamais, et puis, si je renais ailleurs, je ne manquerai pas de venir vous en informer ici…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 28 Aug 2011 21:09:03 GMT</pubDate></item><item><title>Au revoir</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/10/21583740.html</link><category>Varia</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/10/21583740.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21583740/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/10/21583740.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Voil&#xe0; je boucle mes valises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je pars demain d&#xe8;s l’aube.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Peut-&#xea;tre que ceci est mon dernier billet. Mais sans doute pas. Je serai de retour &#xe0; Paris vers le 20 aout pour une derni&#xe8;re semaine de travail professionnel. J’aurai sans doute envie de faire un petit point sur mes r&#xe9;flexions estivales, sur les id&#xe9;es que j’aurai peut-&#xea;tre d’ici l&#xe0; sur la fa&#xe7;on dont ensuite peut-&#xea;tre je continuerai &#xe0; m’exprimer ici ou l&#xe0;. Mais je sais que la d&#xe9;cision de fermeture de ce blog est irr&#xe9;versible et que je m’y tiendrai, m&#xea;me si ce n’est pas si facile &#xe0; faire et que, alors que je ressens de la joie &#xe0; tourner une page, j’en ai aussi des regrets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour le moment en tout cas je vous souhaite &#xe0; toutes et tous le meilleur pour les semaines &#xe0; venir et vous dis &#xab;&amp;nbsp;&#xe0; bient&#xf4;t&amp;nbsp;&#xbb; d’une fa&#xe7;on ou d’une autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 10 Jul 2011 21:10:57 GMT</pubDate></item><item><title>Derni&#xe8;res fois</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/07/21564655.html</link><category>Sentiments et coetera...</category><category>lyc&#xe9;e</category><category>retraite</category><category>souvenir</category><category>&#xe9;criture</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/07/21564655.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21564655/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/07/07/21564655.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ces jours-ci je ne cesse d’accomplir des choses pour la derni&#xe8;re fois&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;A vrai dire notre vie est largement faites de derni&#xe8;res fois mais le plus souvent on ne se pose pas la question&amp;nbsp;: ce pays ou cette ville que l’on visite y retournera-t-on jamais, ce film que l’on voit, ce livre que l’on lit, le reverra-t-on, le relira-t-on un jour, cette personne &#xe0; laquelle on dit &#xab;&amp;nbsp;au revoir&amp;nbsp;&#xbb; la croisera-t-on &#xe0; nouveau&amp;nbsp;? Et heureusement d’ailleurs qu’on ne se pose pas sans cesse la question et que la vie se file comme elle vient et non dans la sombre lumi&#xe8;re de sa finitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais il est des moments o&#xf9; la pens&#xe9;e de la derni&#xe8;re fois ne peut pas ne pas s’inviter. Elle pare alors l’instant, non de tristesse mais d’une sorte d’aura douce et un peu m&#xe9;lancolique. Et, bien s&#xfb;r, les jours o&#xf9; l’on s’appr&#xea;te &#xe0; terminer sa carri&#xe8;re professionnelle font partie de ces moments.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Aujourd&apos;hui dernier dossier boucl&#xe9; pour un consultant, derni&#xe8;re signature appos&#xe9;e sur un avis donn&#xe9;. Maintenant j’en suis au rangement de mes dossiers et de mes armoires. Beaucoup de classement vertical. Tant de choses accumul&#xe9;es au cours des ann&#xe9;es et dont beaucoup auraient d&#xfb; &#xea;tre d&#xe9;gag&#xe9;es depuis longtemps. En passant je retrouve des vieux documents, certains me rappellent des moments difficiles, d’autres des succ&#xe8;s et de belles r&#xe9;alisations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;La semaine pass&#xe9;e, derni&#xe8;re vague de ces r&#xe9;unions rituelles typiques de la fin de l’ann&#xe9;e o&#xf9; &#xe9;l&#xe8;ves et familles demandent la r&#xe9;vision de d&#xe9;cisions scolaires prises par les &#xe9;tablissements. Depuis des ann&#xe9;es j’ai si&#xe9;g&#xe9; de nombreuses fois dans ce genre de commissions. Ces r&#xe9;unions sont lourdes, parfois tr&#xe8;s longues, souvent p&#xe9;nibles, on ne peut s’emp&#xea;cher dans bien des cas de douter du bien fond&#xe9; des d&#xe9;cisions que l’on y prend. Parfois le travail s’y fait dans l’harmonie et dans un bon climat de dialogue, dans l’&#xe9;coute bienveillante mais d’autres fois ce n’est pas le cas et ces r&#xe9;unions peuvent alors &#xea;tre bien p&#xe9;nibles. Fort heureusement cette derni&#xe8;re commission s’est bien pass&#xe9;e, je suis content de terminer sur cette note l&#xe0;, dernier cas trait&#xe9;, nous ne terminons pas trop tard, c’est agr&#xe9;able je vais pouvoir profiter de ma fin d’apr&#xe8;s-midi que je craignais devoir &#xea;tre blind&#xe9;e, je range mes petites affaires dans ma sacoche, je serre la main des diff&#xe9;rents participants, ils ne savent pas mais moi je sais que c’est ma der des der, je sors dans l’apr&#xe8;s-midi finissante, all&#xe8;gement, soulagement, et en m&#xea;me temps, bien pr&#xe9;sente, cette m&#xe9;lancolie des derni&#xe8;res fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Et puis encore le repas de fin d’ann&#xe9;e des principaux et proviseurs des &#xe9;tablissements de mon secteur. Chaque ann&#xe9;e il se fait dans un lyc&#xe9;e diff&#xe9;rent mais cette ann&#xe9;e il se trouve que &#xe7;a se passait dans un c&#xe9;l&#xe8;bre &#xe9;tablissement sur la Montagne, celui-l&#xe0; m&#xea;me o&#xf9; j’ai &#xe9;t&#xe9; &#xe9;l&#xe8;ve il y a quelques d&#xe9;cennies. Il faisait bon, nous avions install&#xe9; les tables dans la cour du coll&#xe8;ge, ex petit-lyc&#xe9;e, je revois tr&#xe8;s pr&#xe9;cis&#xe9;ment l’endroit o&#xf9; &#xe9;taient trac&#xe9;es des lignes avec le num&#xe9;ro des classes o&#xf9;, en ce lointain jour de septembre, petit gamins &#xe9;mus et un peu anxieux, nous devions aller nous mettre en rang, pour moi sur la ligne de la classe de 6&#xb0;A 2, en attendant le professeur qui allait nous prendre en charge. Je suis revenu dans ce lyc&#xe9;e &#xe0; plusieurs reprises au cours de ma carri&#xe8;re professionnelle et aussi en tant que parent d’&#xe9;l&#xe8;ve quand mes fils y &#xe9;taient. Mais plut&#xf4;t c&#xf4;t&#xe9; lyc&#xe9;e, jamais dans cette cour de coll&#xe8;ge. Et il est bien vraisemblable que je n’y mettrai plus jamais les pieds. J’ai &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s heureux que cette petite f&#xea;te se passe l&#xe0;, j’en ai ressenti une v&#xe9;ritable &#xe9;motion, la boucle est boucl&#xe9;e… Je suis parti dans les derniers, j’ai retravers&#xe9; seul le lyc&#xe9;e, j’ai march&#xe9; tr&#xe8;s lentement dans les cours et les couloirs pour rejoindre la sortie. Je me suis arr&#xea;t&#xe9; un bref moment dans la cour d’honneur, contemplant les b&#xe2;timents, la tour se d&#xe9;tachant sur le beau ciel nocturne et je me suis laiss&#xe9; assaillir par mes souvenirs. Puis je suis sorti et c’&#xe9;tait fini, le moment &#xe9;tait clos et pour le coup j’ai ressenti un pincement un peu douloureux. Je suis rentr&#xe9; &#xe0; la maison &#xe0; pied, prenant le temps, descendant la rue Mouffetard, remontant les Gobelins&amp;nbsp;: terrasses d&#xe9;bordantes, jeunes gens joyeux, filles l&#xe9;g&#xe8;res, couples qui s’embrassent, et moi je passe, me disant que je reprendrais bien le film l&#xe0; o&#xf9; je l’avais laiss&#xe9; en ce temps l&#xe0;, que je referais bien le chemin. Difficile de ne pas avoir un peu le blues, mais en m&#xea;me temps c’&#xe9;tait un si bon moment&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Derni&#xe8;res fois. Premi&#xe8;re fois… Etrange concomitance. Mon fils l’ain&#xe9;, revenu en France, a d&#xe9;marr&#xe9; ce lundi m&#xea;me son premier vrai contrat de travail&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Autre concomitance&amp;nbsp;: je vais arr&#xea;ter ce blog au moment o&#xf9; j’arr&#xea;te ma vie professionnelle. Ce n’&#xe9;tait pas du tout programm&#xe9; comme &#xe7;a. Mais bien s&#xfb;r c’est tout sauf un hasard. On aurait pu penser, et je l’ai cru un moment, que le temps lib&#xe9;r&#xe9; me donnerait envie de reprendre en force mon activit&#xe9; de blogueur. Il n’en est rien, au contraire. Ce qui l’emporte c’est l’envie de tourner la page, de tourner toutes les pages en m&#xea;me temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je ne vis pas ce passage n&#xe9;gativement. Je ressens au contraire une bonne excitation joyeuse m&#xea;me si elle est teint&#xe9;e d’in&#xe9;vitable m&#xe9;lancolie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Les derni&#xe8;res fois ouvrent aussi sur des premi&#xe8;res fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Enfin, c’est ce qu’il faut se dire…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 07 Jul 2011 20:54:18 GMT</pubDate></item><item><title>Faites chauffer l&apos;imprimante</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/30/21518945.html</link><category>Ecriture, diarisme et blogosph&#xe8;re</category><category>conservation</category><category>journal en ligne</category><category>journal personnel</category><category>transmission</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/30/21518945.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21518945/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/30/21518945.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Comme je l’ai d&#xe9;j&#xe0; racont&#xe9; &#xe0; plusieurs reprises ce blog n’est pas &#xe9;crit d’embl&#xe9;e dans l’interface de mon h&#xe9;bergeur mais dans un fichier word sur mon ordinateur. Dans un premier temps c’est donc simplement mon journal personnel m&#xea;me s’il est &#xe9;crit en sachant qu’il est destin&#xe9;, pour sa plus grande partie, &#xe0; &#xea;tre mis en ligne dans les heures qui suivent. Je ne garde de c&#xf4;t&#xe9; que quelques entr&#xe9;es que je juge impubliables, soit parce qu’elles mettent en lumi&#xe8;re des aspects de moi que je serais mal &#xe0; l’aise de rendre publics, soit, parce que traitant d’&#xe9;v&#xe9;nements ou de ressentis relationnels, elles &#xe9;voquent de fa&#xe7;on trop directe, insuffisamment allusive, des tierces personnes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ce fichier, grossi d’ann&#xe9;e en ann&#xe9;e depuis janvier 2003, compte maintenant pr&#xe8;s de 1300 pages serr&#xe9;es, en corps onze, un peu moins de 5 millions de caract&#xe8;res&amp;nbsp;! Il s’ajoute &#xe0; un autre fichier de 300 pages, clos celui-l&#xe0;, qui est mon journal d’avant la mise en ligne, depuis le moment o&#xf9; j’ai repris en 1998 cette pratique, pr&#xe9;sente dans mon adolescence puis &#xe0; divers moments de ma vie de jeune adulte (une trentaine de cahiers manuscrits datant principalement des ann&#xe9;es 70, pas d’ordinateur alors et je ne dactylographiais pas) puis totalement interrompue ensuite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;J’avais fait un tirage papier d&#xe9;j&#xe0; d’une petite partie de ces fichiers, les ann&#xe9;es 1998 &#xe0; 2003, en un seul exemplaire. Pour le moment c’est juste un gros paquet de feuilles volantes conserv&#xe9; dans une chemise et peu pratique &#xe0; manipuler et que, tel quel, je ne relis pas. S’il m’arrive d’avoir besoin de r&#xe9;f&#xe9;rences, de retrouver par exemple un commentaire de livre ou de film ou le souvenir de tel ou tel &#xe9;v&#xe8;nement personnel je fais plut&#xf4;t une recherche textuelle dans le fichier de l’ordinateur ou sur le net.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;N’emp&#xea;che le week-end dernier j’ai mis de l’ordre dans ces fichiers, j’ai am&#xe9;lior&#xe9; la mise en page, pr&#xe9;par&#xe9; des pages de garde, bref je l’ai rendu pr&#xe9;sentable pour une impression papier. Et hier matin puis aujourd&apos;hui j’ai &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s t&#xf4;t &#xe0; mon bureau et j’ai commenc&#xe9;, hors horaires de travail et avant l’arriv&#xe9;e des coll&#xe8;gues, &#xe0; faire chauffer imprimante et photocopieuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;M&#xea;me si je reconnais la formidable puissance de l’avatar num&#xe9;rique d’un &#xe9;crit (puissance de consultation, de recherche, de circulation et d’interaction avec autrui), il n’emp&#xea;che que pour moi un texte ne trouve son accomplissement, son ach&#xe8;vement, qu’&#xe0; partir du moment o&#xf9; il est imprim&#xe9; et reli&#xe9;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Cela fait donc longtemps que je me dis que je finirai par imprimer ces textes mais je repoussais toujours, rebut&#xe9; par le c&#xf4;t&#xe9; fastidieux, voire un peu mortif&#xe8;re de la chose. L&#xe0; je m’y suis vraiment mis. L’approche de mon d&#xe9;part &#xe0; la retraite me stimule. Pour des raisons tr&#xe8;s pragmatiques au premier abord&amp;nbsp;: profiter de mat&#xe9;riels performants et gratuits d’utilisation (je sais, &#xe7;a ne se fait pas, j’utilise des moyens publics pour un usage priv&#xe9;, qui vole un œuf vole un bœuf, tout &#xe7;a, tout &#xe7;a, mais bon, une fois n’est pas coutume et je m’autorise cette petite entorse &#xe0; mes principes de non m&#xe9;lange des genres jusque l&#xe0; respect&#xe9; scrupuleusement). Au-del&#xe0; de ces raisons pratiques, il y en a d’autres bien s&#xfb;r, bien plus profondes, li&#xe9;es &#xe0; ce changement important dans ma vie, cette &#xe9;tape franchie avec la fin de mon activit&#xe9; professionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Comme le besoin l&#xe0; aussi de finir quelque chose, de tourner une page.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je sens que j’approche du moment o&#xf9; je vais finir ce journal. Je l’ai dit plus d’une fois. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;La motivation n’y est plus vraiment sauf tr&#xe8;s &#xe9;pisodiquement. Plut&#xf4;t qu’une continuation &#xe0; toute petite vitesse qui n’est qu’une survie qui ne me satisfait pas, il me semble que je pr&#xe9;f&#xe8;re &#xe0; un moment donn&#xe9; dire &#xab;&amp;nbsp;c’est fini&amp;nbsp;&#xbb; et m’y tenir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Le besoin d’&#xe9;change et de communication qui &#xe9;tait devenu le moteur principal de l’&#xe9;criture de blog a moins de puissance. Pour ce qui est de l’outil m&#xe9;moriel pour moi-m&#xea;me, j’ai d’autres moyens que j’utilise d&#xe9;j&#xe0; depuis un certain temps&amp;nbsp;: noter sur un cahier quelques impressions rapides des films que je vois, quelques citations de livre que je lis, sans effort r&#xe9;dactionnel de mise en forme, juste pour moi. Quant aux consid&#xe9;rations r&#xe9;currentes sur moi-m&#xea;me, tous ces efforts pour, au travers des mots, chercher &#xe0; mieux me comprendre, &#xe0; descendre plus profond&#xe9;ment en moi et pour tenter de trouver par ce biais des moyens d’am&#xe9;lioration personnelle et de mieux vivre, tout cela ne me semble plus rien pouvoir m’apporter. L’exp&#xe9;rimentation d’une forme d’&#xe9;criture qui doit dire sans dire, qui joue de l’allusion, qui pourra &#xea;tre interpr&#xe9;t&#xe9;e diff&#xe9;remment par diverses couches de lecteurs selon ce qu’ils savent de moi, le c&#xf4;t&#xe9; ludique et la jouissance particuli&#xe8;re &#xe0; glisser ici ou l&#xe0; une phrase qui fera &#xe9;cho chez quelques uns seulement, ne m’apporte plus le m&#xea;me plaisir qu’auparavant du fait m&#xea;me de l’appauvrissement de ma vie blogosph&#xe9;rique et de ce que je pouvais en attendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais alors pour que le cycle soit boucl&#xe9;, pour ne pas avoir l’impression d’une sorte de d&#xe9;clin qui s’&#xe9;ternise ind&#xe9;finiment, j’ai ce besoin de le clore en le figeant dans des bornes temporelles d&#xe9;termin&#xe9;es, ouvert par une pr&#xe9;face, clos par une postface peut-&#xea;tre, organis&#xe9; en une succession de volumes, ins&#xe9;r&#xe9; chacun dans leur reliure, agr&#xe9;ment&#xe9; de tables des mati&#xe8;res et d’index, bref j’ai besoin d’en faire un objet qui ressemble, au moins un peu, &#xe0; un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Le journal alors devient non plus accompagnement dans une dur&#xe9;e ind&#xe9;finie d’une vie vers son terme in&#xe9;vitable mais tranche de vie, expression d’un moment de soi. Le work in progress devient œuvre (sans qu’il faille voir aucune valeur sp&#xe9;cifiquement appr&#xe9;ciative dans le terme), œuvre accomplie, œuvre close, dont on peut, pr&#xe9;cis&#xe9;ment parce qu’elle est close, se d&#xe9;tacher pour passer &#xe0; autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Tout &#xe7;a ne veut pas dire que je ne reviendrai plus au journal, un jour ou un autre, sous une forme ou une autre, mais du moins aurais-je clos, d’une part, &#xab;&amp;nbsp;Journal 1998-2002&amp;nbsp;&#xbb; et, d’autre part, &#xab;&amp;nbsp;Tentative d’un journal en ligne&amp;nbsp;; Les &#xc9;chos de Valclair&amp;nbsp;; 2003-2011&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Cela veut encore moins dire que je n’&#xe9;crirai plus et ne chercherai plus &#xe0; partager des &#xe9;crits. Et c’est cette cl&#xf4;ture elle-m&#xea;me qui rendra plus facile d’aborder peut-&#xea;tre d’autres territoires d’&#xe9;criture, parce que ce journal, devenu pensum, ne fera plus &#xe9;cran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je me suis interrog&#xe9; sur le nombre d’exemplaires &#xe0; tirer et finalement je me suis arr&#xea;t&#xe9; &#xe0; quatre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Il y en a deux qui seront pour &lt;a href=&quot;http://www.sitapa.org&quot;&gt;l’Association pour l’Autobiographie&lt;/a&gt;, pas maintenant mais plus tard, quand ce qui est &#xe9;voqu&#xe9; sera &#xe0; une distance temporelle suffisante. Je suis attach&#xe9; &#xe0; la d&#xe9;marche de cette association, &#xe0; sa fa&#xe7;on de conserver pour l’avenir des bribes de vies de toutes sortes, t&#xe9;moignages de personnes ordinaires, fa&#xe7;ons diverses d’&#xea;tre au temps et au monde. Mes pages seront une trace parmi d’autres d’une fa&#xe7;on de penser et de fonctionner au tournant du mill&#xe9;naire d’un quinqua &#xe0; la vie professionnelle et familiale plut&#xf4;t banale et plut&#xf4;t heureuse, &#xe0; laquelle toutefois il a toujours manqu&#xe9; un petit quelque chose, je ne sais trop quoi, un axe, une lumi&#xe8;re. Au-del&#xe0; de mes n&#xe9;vroses particuli&#xe8;res et de mes interrogations existentielles r&#xe9;currentes, c’est un t&#xe9;moignage g&#xe9;n&#xe9;rationnel sur ceux dont l’adolescence a &#xe9;t&#xe9; port&#xe9;e par les enthousiasmes puis les d&#xe9;sillusions post soixantes-huitardes et qui, peut-&#xea;tre, ne s’en sont jamais tout &#xe0; fait remis. Et puis ces pages sont aussi un t&#xe9;moignage plus sp&#xe9;cifique et, je crois, digne d’int&#xe9;r&#xea;t sur les pratiques d’&#xe9;criture et les questionnements qu’elles ont pu susciter &#xe0; ce moment historique particulier qui a vu la naissance puis la popularisation de l’&#xe9;criture en ligne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Les deux autres exemplaires seront pour moi d’abord puis pour mes fils. Enfin peut-&#xea;tre&amp;nbsp;! Un journal ce n’est pas un r&#xe9;cit r&#xe9;trospectif pour la post&#xe9;rit&#xe9; o&#xf9;, m&#xea;me si on se veut honn&#xea;te, on ne peut qu’orienter le r&#xe9;cit dans le sens de l’image qu’on veut laisser de soi. Les pages de journal au contraire ce sont au fil des mois et des ann&#xe9;es, les bonheurs et les r&#xe9;ussites mais aussi les impuissances et les n&#xe9;vroses, les faiblesses et les l&#xe2;chet&#xe9;s, bref &#xab;&amp;nbsp;le mis&#xe9;rable petit tas de secrets&amp;nbsp;&#xbb; qu’on pourrait tout aussi bien enterrer avec soi. Il est bien plus difficile de laisser lire ce genre de choses &#xe0; des proches, m&#xea;me apr&#xe8;s notre disparition, qu’&#xe0; des chercheurs ou des curieux anonymes. On prend le risque d’&#xe9;br&#xe9;cher l’image que, volens-nolens, on a donn&#xe9; ou cru donner de soi. Mais d’un autre c&#xf4;t&#xe9; ce peut &#xea;tre pr&#xe9;cieux. J’aurais &#xe9;t&#xe9; heureux de trouver venant de mes parents, venant de mes grands-parents, quelquechose de leur vie, de leur ressentis et de leurs contradictions, m&#xea;me dans leurs aspects &#xe9;ventuellement les plus sombres, cela me les aurait rendus plus proches et plus amicaux, peut-&#xea;tre m&#xea;me y aurais-je trouv&#xe9; mati&#xe8;re &#xe0; me construire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Alors sans trop savoir ce que je d&#xe9;ciderai au final, j’imprime deux exemplaires parce que j’ai deux fils et qu’il y a donc deux lign&#xe9;es potentielles. Ces documents simplement seront l&#xe0; dans ma biblioth&#xe8;que, ils seront pr&#xea;ts au cas o&#xf9; je voudrais les transmettre et on verra bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;On me dira que toutes ces consid&#xe9;rations et th&#xe9;orisations montrent que j’attache une importance bien d&#xe9;mesur&#xe9;e &#xe0; ces textes. Ce n’est pas que j’ai de leur valeur une appr&#xe9;ciation qui manquerait de modestie. C’est plut&#xf4;t le reflet de ma propension &#xe0; l’accumulation des traces et &#xe0; la rationalisation de leur organisation que d’aucuns jugeront peut-&#xea;tre n&#xe9;vrotique. Mais bon, c’est ainsi et l’essentiel pour moi, est que ce travail fait, je me sente satisfait de l’avoir accompli et que je m’en sente lib&#xe9;r&#xe9;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 30 Jun 2011 21:39:19 GMT</pubDate></item><item><title>Un r&#xea;ve qui n&apos;est pas d&apos;aujourd&apos;hui:</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/25/21482411.html</link><category>R&#xea;ves</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/25/21482411.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21482411/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/25/21482411.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je me suis tellement &#xe9;loign&#xe9; de mon blog, tellement &#xe9;loign&#xe9; m&#xea;me de mes &#xe9;critures du quotidien, que les semaines se succ&#xe8;dent sans que j’y pense et sans qu’une quelconque mise &#xe0; jour vienne rafra&#xee;chir ma page.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Farfouillant dans mes fichiers ce soir o&#xf9; je mettais un peu d’ordre sur mon ordinateur, j’ai retrouv&#xe9; ce r&#xe9;cit de r&#xea;ve, &#xe9;crit il y a plusieurs mois d&#xe9;j&#xe0;, gard&#xe9; dans le sas d’avant publication parce qu’au moment o&#xf9; je l’avais retranscrit, j’avais d’autres billets en cours et je l’avais oubli&#xe9; ensuite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Du coup aujourd&apos;hui je l’int&#xe8;gre dans mon journal car j’aime conserver et regrouper mes r&#xea;ves et tant qu’&#xe0; faire je le mets aussi en ligne car je trouve toujours amusant ces incongruit&#xe9;s surgies de la nuit et parce que, m&#xea;me si c’est du r&#xe9;chauff&#xe9;, &#xe7;a fera un peu d’animation sur ce blog moribond.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Le voici tel que je l’avais &#xe9;crit au saut du lit et retranscrit sans la publier le soir m&#xea;me&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je suis dans une f&#xea;te dans laquelle je ne connais pas grand monde et m’ennuie plut&#xf4;t. Je veux me resservir &#xe0; boire mais les bouteilles sont vides. Dans l’entr&#xe9;e il y a de petits tonnelets encore approvisionn&#xe9;s. Une jeune femme vient boire. Elle s’allonge sous le robinet. Il ne coule qu’un liquide tr&#xe8;s clair. Nous r&#xe9;alisons que ce n’est que de l’eau, elle est tr&#xe8;s d&#xe9;&#xe7;ue et moi aussi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;L’endroit donne en contrebas sur un vaste amphith&#xe9;&#xe2;tre. Il y a une estrade en bas, sur laquelle Sarkozy fait un discours. Il n’y a qu’une quinzaine de personnes qui l’&#xe9;coutent vraiment, pas mal de gens qui vont et viennent dans les trav&#xe9;es sans gu&#xe8;re se pr&#xe9;occuper du discoureur. &#xc7;a la fout mal, c’est quand m&#xea;me le Pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique&amp;nbsp;! Je me sens &#xe9;cartel&#xe9; entre la d&#xe9;testation que j’ai du personnage et la r&#xe9;v&#xe9;rence que je ne peux m’emp&#xea;cher d’avoir pour la fonction. J’ai envie de descendre l’&#xe9;couter ne serait-ce que par curiosit&#xe9; mais &#xe7;a m’emb&#xea;te, j’ai envie aussi qu’il puisse sentir ce m&#xe9;pris qui l’environne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;La fille sous le tonnelet n’est pas sp&#xe9;cialement belle mais elle m’attire. Sa robe se soul&#xe8;ve brusquement puis retombe mais j’ai le temps de voir qu’elle est enti&#xe8;rement nue dessous. Je m’allonge contre elle. Je lui dis, non sans &#xea;tre un peu surpris par mon audace: &#xab;&amp;nbsp;j’ai envie de faire l’amour avec toi, mais &#xe7;a me para&#xee;t un peu incongru, je ne te connais pas&amp;nbsp;&#xbb;. Elle me fait un sourire, un merveilleux sourire tr&#xe8;s &#xe9;clatant, mais un sourire amical, un sourire que je ne ressens pas comme une invite. Elle me dit simplement&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;c’est gentil de me le dire&amp;nbsp;&#xbb;. Je suis content car je craignais qu’elle ne me repousse violemment. Je me serre juste un peu plus contre elle. Elle aussi r&#xe9;pond &#xe0; mon &#xe9;treinte, se serre un peu plus fort, mais tous les deux nous avons le sentiment d’en &#xea;tre &#xe0; la tendresse amicale et que peut-&#xea;tre nous allons en rester l&#xe0;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;En tout cas c’est l&#xe0;-dessus que je me r&#xe9;veille&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Un poil trop t&#xf4;t sans doute&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Peut-&#xea;tre pas au fond&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 25 Jun 2011 20:00:43 GMT</pubDate></item><item><title>Se laisser vivre</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/06/21334146.html</link><category>Varia</category><category>film</category><category>lectures</category><category>Marie Ndiaye</category><category>Terence Mallick</category><category>&#xe9;criture</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/06/21334146.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21334146/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/06/06/21334146.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Le temps encore a fil&#xe9; sans que je le voie passer. Je n’ai pas &#xe9;t&#xe9; sp&#xe9;cialement occup&#xe9; pourtant, je ne suis pas parti en week-end et j’ai dispos&#xe9; de temps libre car, outre le jeudi f&#xe9;ri&#xe9;, je ne travaillais pas vendredi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour autant je n’ai pas &#xe9;crit une ligne quels que soient les vagues projets qui flottent dans ma t&#xea;te. Je n’ai pas &#xe9;t&#xe9; lire les blogamis. A vrai dire c’est &#xe0; peine si j’ai ouvert mon ordinateur et j’ai m&#xea;me laiss&#xe9; passer plusieurs jours sans aller consulter mes mails.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;L’&#xe9;criture et l’ordinateur sont donc plus que jamais &#xe0; distance. Ce n’est pas d&#xfb; &#xe0; une sp&#xe9;ciale intensit&#xe9; de vie, non je ne suis pas dans ces moments qui font dire&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;ah mais, je vis, je vis, quel tourbillon, alors se regarder le nombril, regarder le monde, &#xe9;crire, tout &#xe7;a, bof, j’ai bien mieux &#xe0; faire…&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour autant je ne me suis pas senti dans le malaise comme parfois, lorsque j’ai l’impression de patauger dans la dispersion ou dans l’apathie. Il me semble que simplement je me laisse vivre. Doucettement. Tout doucettement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Au bureau tout est plut&#xf4;t calme pour moi en ce moment, avant la p&#xe9;riode d’intense commissionite et r&#xe9;unionnite &#xe0; laquelle je ne couperai pas pendant la seconde partie du mois. Oserais-je dire que je me suis mis dans une attitude mentale de pr&#xe9;-retraite&amp;nbsp;? Il y a de &#xe7;a. Je tire les derni&#xe8;res longueurs sans enthousiasme. Il me reste un petit mois de vrai travail jusqu’au 8 juillet puis il y aura une semaine fin aout mais l&#xe0; ce sera classement vertical et pr&#xe9;paration de mon d&#xe9;part.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;J’aurais pu m’attendre &#xe0; ce que cette baisse de pression soit favorable &#xe0; une implication accrue sur d’autres terrains, sur d’autres projets et sp&#xe9;cialement sur les plus personnels, notamment l’&#xe9;criture, ce livre, ces livres peut-&#xea;tre, dont je me dis depuis longtemps que je les &#xe9;crirai lorsque j’aurai le temps&amp;nbsp;! Il n’en est rien. Est-ce juste un sas de d&#xe9;compression in&#xe9;vitable&amp;nbsp;? Est-ce l’entr&#xe9;e dans un autre temps de la vie o&#xf9; r&#xea;ves et projets s’&#xe9;tiolent, o&#xf9; l’on se contente du quotidien tel qu’il vient, qu’on s’efforce juste de rendre le plus plaisant possible&amp;nbsp;? Sont-ce nos int&#xe9;r&#xea;ts eux m&#xea;me qui changent, rendant moins d&#xe9;sirable tout ce qui viserait &#xe0; l’affirmation de soi par la r&#xe9;alisation d’une &#xab;&amp;nbsp;œuvre&amp;nbsp;&#xbb; m&#xea;me sans pr&#xe9;tention, toute petite et toute d&#xe9;risoire qu’elle soit, mais qui, du moins, serait une marque, une trace &#xe0; laisser de soi&amp;nbsp;? Je n’en sais rien et refuse de m’en torturer la t&#xea;te. &#xc7;a aussi c’est symptomatique&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mon week-end n’a pas &#xe9;t&#xe9; inactif pour autant. Une randonn&#xe9;e &#xe0; Fontainebleau vendredi, rien de tr&#xe8;s spectaculaire, cinq heures de marche tranquille, suffisamment pour me rendre compte que j’avais le pied et le mollet bien rouill&#xe9;&amp;nbsp;; des courses diverses, v&#xea;tements, chaussures de marche justement, bref la panoplie de l’&#xe9;t&#xe9;&amp;nbsp;; l’accueil d’une amie lyonnaise venue faire d&#xe9;couvrir Paris &#xe0; sa petite ni&#xe8;ce, quelques bons moments conviviaux partag&#xe9;s avec elle&amp;nbsp;; du temps de lecture tranquille &#xe0; l’ombre sur ma terrasse&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Ecritures de l’intime&amp;nbsp;&#xbb;, un bouquin collectif auquel Coumarine a particip&#xe9; et qui offre nombre de perspectives int&#xe9;ressantes et puis, dans un tout autre registre, &#xab;&amp;nbsp;Trois femmes puissantes&amp;nbsp;&#xbb; de Marie Ndiaye. C’est le premier bouquin que je lis de cette auteure et je ne sais pas vraiment ce que j’en pense. Il y a &#xe0; la fois un style original, puissant justement, fait de retours et reprises, comme une sorte de litanie par laquelle les personnages sont d&#xe9;voil&#xe9;s peu &#xe0; peu, de plus en plus en profondeur, jusqu’au cœur de leurs &#xe9;checs et de leur n&#xe9;vroses. C’est assez fort mais quelque chose me g&#xea;ne, dans la construction peut-&#xea;tre, ce sont trois histoires suspendues qui restent un peu en l’air et rattach&#xe9;es entre elles de fa&#xe7;on tr&#xe8;s artificielle. Tout &#xe7;a fait que je suis rest&#xe9; un peu sur le seuil de ces r&#xe9;cits, sans adh&#xe9;rer vraiment et que j’ai &#xe9;prouv&#xe9; une certaine d&#xe9;ception en refermant le livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;J’ai &#xe9;t&#xe9; un peu au cin&#xe9;ma aussi&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Belleville-Tokyo&amp;nbsp;&#xbb; un petit film pas d&#xe9;sagr&#xe9;able mais qui sera vite oubli&#xe9;. Et puis la fameuse et controvers&#xe9;e palme d’or de Cannes &#xab;&amp;nbsp;The tree of life&amp;nbsp;&#xbb;. Je me range plut&#xf4;t dans le camp des d&#xe9;tracteurs. Je reconnais que les images sont tr&#xe8;s belles, qu’elles sont mont&#xe9;es en de magnifiques s&#xe9;quences qui constituent autant de somptueux po&#xe8;mes visuels. La fa&#xe7;on de filmer la lumi&#xe8;re, les arbres sur le ciel, la ville provinciale des ann&#xe9;es 50, les immeubles de verre et de m&#xe9;tal de la m&#xe9;galopole d’aujourd&apos;hui (s&#xe9;quences particuli&#xe8;rement belles&amp;nbsp;!), les paysages de d&#xe9;serts ou de bords de mer, tout cela est &#xe9;poustouflant. Le final est visuellement particuli&#xe8;rement somptueux, ce passage du sas de la vie dans la mort, cette chor&#xe9;graphie sur la plage des personnages qui se retrouvent par del&#xe0; les &#xe2;ges de la vie est d’une grande beaut&#xe9;. Mais cela &#xe0; mon sens ne suffit pas. Ind&#xe9;pendamment m&#xea;me de la fameuse interminable s&#xe9;quence qui &#xe9;voque l’histoire de l’univers depuis la formation des galaxies jusqu’&#xe0; la naissance du petit homme (sans oublier de passer par la case dinosaure&amp;nbsp;!) je trouve la symbolique de l’ensemble tr&#xe8;s lourde. Il y a des s&#xe9;quences &#xe9;mouvantes sur l’enfance, la fratrie, la difficult&#xe9; d’&#xea;tre et de grandir dans le contexte de l’Am&#xe9;rique r&#xe9;actionnaire des ann&#xe9;es 50 entre une m&#xe8;re douce mais &#xe9;cras&#xe9;e et un p&#xe8;re aimant mais rigide et violent. Mais le propos trop pesant finit par &#xe9;liminer m&#xea;me cette &#xe9;motion. Les personnages ne sont plus que des arch&#xe9;types, on est au spectacle, on se berce de somptuosit&#xe9; visuelle mais sans plus se sentir &#xe9;mu ou concern&#xe9;. Sans doute fallait-il distinguer Terence Mallick car son œuvre est puissamment originale mais peut-&#xea;tre plut&#xf4;t qu’une Palme d’or aurait-il fallu pour lui un prix sp&#xe9;cial ou bien une distinction qui n’existe pas comme un grand prix de l’image ou du po&#xe8;me visuel&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 06 Jun 2011 21:05:43 GMT</pubDate></item><item><title>Envie de campagne et salles obscures</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/23/21211867.html</link><category>Films</category><category>campagne</category><category>cin&#xe9;ma</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/23/21211867.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21211867/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/23/21211867.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Hier dimanche, matin radieux. A huit heures sur la terrasse, j’installe le petit d&#xe9;jeuner, il fait d&#xe9;licieusement bon. Ce qui risque de ne pas durer, car il fait trop chaud d&#xe9;j&#xe0; pendant les journ&#xe9;es, d’une chaleur qui n’est pas de saison, comme si le printemps avait &#xe9;t&#xe9; zapp&#xe9;. A Paris, comme dans toutes les grandes villes, c’est vite p&#xe9;nible, &#xe9;touffant d&#xe8;s qu’il fait chaud. (Et je l’ai ressenti particuli&#xe8;rement cet apr&#xe8;s-midi, sortant du boulot vers cinq heures, air pesant, la pollution s’y sent d’embl&#xe9;e qui irrite les yeux.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais &#xe0; l’heure matinale hier, quel r&#xe9;gal&amp;nbsp;! Le caf&#xe9; odorant, le jus de fruit, les croissants frais achet&#xe9;s &#xe0; la boulangerie, le chant des merles, le jasmin qui commence &#xe0; embaumer, rempla&#xe7;ant le ch&#xe8;vrefeuille dont la floraison est sur le d&#xe9;clin…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je suis sur cette terrasse dans un espace privil&#xe9;gi&#xe9;, comme un petit coin villageois au cœur de la ville. Mais me saisit pourtant une envie violente de partir, de me balader dans la nature, les paysages changeants au d&#xe9;tour de petites routes de campagne, l’envie de haltes &#xe0; des terrasses d’auberge, l’envie de for&#xea;ts profondes ou de vastes espaces au contraire qui n’arr&#xea;tent pas le regard, une envie de grandes marches, de montagnes &#xe0; gravir ou d’une c&#xf4;te &#xe0; longer, une envie d’explorations, de paysage nouveaux, de lieux &#xe0; d&#xe9;couvrir, une envie de me carapater loin…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ce n’est pas pour aujourd&apos;hui et pas pour tout de suite mais, bon, &#xe7;a vient…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;En attendant il y a les voyages cin&#xe9;matographiques et ces derniers jours il y en a eu beaucoup. &#xc7;a c’est l’effet Cannes qui titille mes envies et me pousse plus encore que d’habitude vers les salles obscures. Un film tous les soirs, il y a l&#xe0; un c&#xf4;t&#xe9; consommation, accumulation culturelle qui finit par lasser, de l&#xe0; peut-&#xea;tre aussi ces envies de grands espaces r&#xe9;els et non seulement filmiques, l’envie du monde par mes yeux m&#xea;mes, l’envie du corps en mouvement, l’envie du vent sur le visage, du ressenti de la marche, de la fatigue dans les pattes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais, tout de m&#xea;me, ne boudons pas notre plaisir j’ai vu des films int&#xe9;ressants et je me booste ce soir pour en dire quelques mots.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Midnight in Paris&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;: Bof, le moins int&#xe9;ressant des quatre films vus. C’est du Woody Allen, &#xe7;a ne peut pas &#xea;tre mauvais, on passe toujours un moment plaisant ce qui n’est d&#xe9;j&#xe0; pas mal. Il y a le plaisir de d&#xe9;couvrir Paris, celui d’aujourd&apos;hui et celui des ann&#xe9;es 20, au miroir de l’imaginaire des francophiles am&#xe9;ricains. Il y a comme toujours l’art du dialogue et des situations, la dr&#xf4;lerie des oppositions entre personnages typ&#xe9;s. Mais le film est moins rapide que d’autres fois, la construction moins brillante, il suit une th&#xe9;matique unique d’o&#xf9; finalement une certaine r&#xe9;p&#xe9;titivit&#xe9;. Il fait sourire et r&#xea;ver et comporte sa touche d’&#xe9;motion, surtout vers la fin, mais d’une fa&#xe7;on plus superficielle et t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe9;e que dans d’autres opus. Ce serait bien que T&#xe9;l&#xe9;rama cesse de crier au g&#xe9;nie par principe, parce que c’est du Woody Allen&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;La balade de l’impossible&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;: J’ai bien aim&#xe9;. &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/archives/2009/06/18/14122036.html&quot;&gt;J’avais aussi beaucoup aim&#xe9; le livre&lt;/a&gt;. Il y a un louable effort dans la fa&#xe7;on m&#xea;me de filmer, dans la fa&#xe7;on d’agencer les sc&#xe8;nes pour tenter d’&#xea;tre dans la tonalit&#xe9; du livre, pour faire ressentir la pr&#xe9;sence nostalgique du pass&#xe9;, l’impossibilit&#xe9; &#xe0; jamais y revenir, &#xe0; retrouver les amours perdues. Je trouve en g&#xe9;n&#xe9;ral oiseux le d&#xe9;bat r&#xe9;current sur films et livres, ce sont deux arts diff&#xe9;rents et qui jouent sur des registres diff&#xe9;rents au point que la comparaison est souvent d&#xe9;pourvue de sens. Mais ici tout de m&#xea;me il me semble que la litt&#xe9;rature est plus forte que le cin&#xe9;ma, les mots &#xe9;crits laissent plus de place &#xe0; l’imaginaire pour remplir les blancs, nos propres ressentis se d&#xe9;ploient plus facilement dans les creux du texte que dans l’entre deux des images, la part de myst&#xe8;re des personnages qui les rend d’autant plus attirants y est mieux pr&#xe9;serv&#xe9;e. Cela m’a frapp&#xe9; particuli&#xe8;rement dans les &#xe9;vocations par les jeunes femmes de leur sexualit&#xe9;, de leurs envies, fantasmes ou blocages. Ce sont pourtant les m&#xea;mes mots que dans le livre. Mais l&#xe0; o&#xf9;, sans pourtant rien perdre de leur &#xe9;ventuelle crudit&#xe9;, ils se glissaient dans une sorte d’aura po&#xe9;tique, ils accompagnaient le myst&#xe8;re des personnes, ici ils m’ont paru plus secs, plus lourds, comme trop insistants, les rendant moins cr&#xe9;dibles et moins &#xe9;mouvants au spectateur qu’ils ne l’&#xe9;taient au lecteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;La conqu&#xea;te&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;: Je me suis r&#xe9;gal&#xe9;. On baigne dans le spectaculaire de la politique, on jouit d’assister aux premi&#xe8;res loges aux combats entre des grands fauves qui se ha&#xef;ssent. Le r&#xe9;alisateur &#xe9;videmment n’&#xe9;tait ni dans la conscience de Nicolas Sarkozy le 6 mai, ni cach&#xe9; sous les tables lors des t&#xea;tes &#xe0; t&#xea;tes entre rivaux. Mais si l’on rapporte le spectacle aux souvenirs que l’on garde des affrontements effectifs et publics comme de tout ce qui avait transpir&#xe9; de la crise de couple de Sarkozy dans la m&#xea;me p&#xe9;riode, force est de constater que ce vraisemblable qui nous est pr&#xe9;sent&#xe9; prend une extraordinaire force de v&#xe9;rit&#xe9; m&#xea;me s’il ne pr&#xe9;tend pas la retracer. Le film repose aussi sur une performance extraordinaire d’acteur. Podalyd&#xe8;s est exceptionnel, il n’est pas sp&#xe9;cialement grim&#xe9; pour appara&#xee;tre comme un sosie de Sarko, au contraire il en reste volontairement distinct ce qui rend d’autant plus troublant la fa&#xe7;on dont il s’empare du personnage au travers de sa gestuelle et de son phras&#xe9;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Le gamin au v&#xe9;lo&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;: un bon Dardenne. En entrant dans le cin&#xe9;ma, on se dit, &#xe7;a va &#xea;tre toujours un peu le m&#xea;me film, la m&#xea;me ambiance un peu mis&#xe9;rabiliste, les m&#xea;me types de personnages malmen&#xe9;s par la vie et peut-&#xea;tre que l’on va s’ennuyer. Mais non, pas du tout. Le film nous scotche litt&#xe9;ralement, pass&#xe9; quelques moments d’inqui&#xe9;tude au tout d&#xe9;but. La mise en sc&#xe8;ne est d’une remarquable efficacit&#xe9;, tout &#xe0; l’&#xe9;nergie, sans la moindre graisse, sans temps mort, on ne s’appesantit pas sur des explications, la cam&#xe9;ra se contente de montrer, de suivre les personnages au plus pr&#xe8;s de leur p&#xe9;r&#xe9;grinations. C’est &#xe0; la fois tr&#xe8;s sombre et pas d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9; du tout. Le geste gratuit existe, le geste de pur amour qui ne demande rien. Le film tient aussi beaucoup au jeu du jeune acteur, vraiment excellent, qui nous fait ressentir la profondeur de sa blessure d’amour trahie, l’intensit&#xe9; de sa violence sous les diff&#xe9;rentes formes qu’elle prend, soit qu’elle tente de s’&#xe9;vacuer en corps &#xe0; corps avec son v&#xe9;lo, soit qu’elle reste rentr&#xe9;e, soit qu’elle &#xe9;clate de fa&#xe7;on spectaculaire. Mais il nous laisse aussi deviner derri&#xe8;re cette carapace que lui fait la duret&#xe9; de sa vie, son besoin de tendresse et sa capacit&#xe9; finalement &#xe0; accueillir l’amour qu’on lui porte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;De ces quatre films, je me rends compte en &#xe9;crivant, que c’est celui que je trouve le plus fort, celui sans doute qui restera le plus marqu&#xe9; en moi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/33/74141/64958389.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/33/74141/64958389_p.jpg&quot; alt=&quot;gamin_v_lo_1&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 May 2011 19:41:39 GMT</pubDate></item><item><title>Climat</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/18/21167458.html</link><category>La vie du monde</category><category>Strauss-Kahn</category><category>violence sexuelle</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/18/21167458.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21167458/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/18/21167458.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Comme beaucoup j’ai &#xe9;t&#xe9; sid&#xe9;r&#xe9;, au sens fort de la sid&#xe9;ration v&#xe9;ritable, par cette affaire DSK et je le reste, en partie, m&#xea;me si je commence &#xe0; faire le deuil, &#xe0; prendre de la distance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Lorsque j’ai entendu l’information &#xe0; la radio, j’ai d’abord &#xe9;t&#xe9; incr&#xe9;dule, je me suis dit, c’est un mauvais r&#xea;ve, c’est un cauchemar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;M&#xea;me impression ensuite lorsque j’ai vu ces photos de s&#xe9;rie polici&#xe8;re am&#xe9;ricaine, avec ce type effondr&#xe9;, hagard, entre les flics ou dans la salle d’audience, sauf que ce n’&#xe9;tait pas une s&#xe9;rie polici&#xe8;re, ce n’&#xe9;tait pas une fiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;C’est effrayant cette fa&#xe7;on de pointer le suspect, de jeter son image en p&#xe2;ture, au m&#xe9;pris de toute pr&#xe9;somption d’innocence, marquant ainsi la personne de fa&#xe7;on quasi ind&#xe9;l&#xe9;bile m&#xea;me si elle devait ensuite &#xea;tre mise hors de cause. Le d&#xe9;s&#xe9;quilibre, en tout cas en d&#xe9;but de proc&#xe9;dure, entre l’accusation et la d&#xe9;fense ma parait aussi tr&#xe8;s choquant. Notre syst&#xe8;me judiciaire, malgr&#xe9; toutes les critiques qu’on lui porte, me parait tout de m&#xea;me bien plus &#xe9;quilibr&#xe9;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais, au-del&#xe0;, il y a le fond de l’affaire, ce qui s’est pass&#xe9; dans cette foutue chambre d’h&#xf4;tel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je voudrais croire que c’est une manipulation, que c’est un pi&#xe8;ge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais m&#xea;me si c’est le cas, m&#xea;me s’il s’est fait envoyer dans les pattes une Mata-Hari de circonstance, il n’emp&#xea;che qu’il est tomb&#xe9; dans le pi&#xe8;ge, ce qui est signe de faiblesse, signe d’une non ma&#xee;trise de soi qui en elle-m&#xea;me suffirait &#xe0; le disqualifier. Et de fa&#xe7;on d’autant plus cruelle qu’il semblait conscient dans une interview r&#xe9;cente du risque d’&#xea;tre confront&#xe9; &#xe0; ce genre de circonstances&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Si par contre, ce n’est pas un pi&#xe8;ge, si c’est juste un viol, juste un viol sordide, alors l&#xe0;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Docteur Jekill et Mister Hyde&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;D’un c&#xf4;t&#xe9;, le brillant intellectuel, l’&#xe9;conomiste de haute vol&#xe9;e, le dirigeant politique, l’un parmi les plus puissants du monde, le possible, le jusque l&#xe0; vraisemblable futur pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique Fran&#xe7;aise, dont on peut ne pas partager toutes les orientations mais qui semblait n&#xe9;anmoins pouvoir conduire une politique un tant soit peu diff&#xe9;rente,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Et de l’autre un homme gouvern&#xe9; par ses pulsions, jusqu’&#xe0; en perdre les p&#xe9;dales, jusqu’&#xe0; basculer dans la violence sur autrui, un homme malade, ni plus, ni moins qu’un quelconque p&#xe9;dophile ou violeur ou tueur en s&#xe9;rie, de ceux qui disent lorsqu’on s’empare d’eux:&amp;nbsp;&#xab;&amp;nbsp;je ne m’appartenais plus&amp;nbsp;&#xbb;&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Difficile de faire coller les deux images, l’homme &#xe9;duqu&#xe9; et rationnel et le compulsif irr&#xe9;pressible, d’o&#xf9; le trouble plus g&#xe9;n&#xe9;ral et l’ombre que l’&#xe9;v&#xe8;nement, s’il se r&#xe9;v&#xe8;le av&#xe9;r&#xe9;, jette sur toute chose, faisant douter de tout, de tous, comment faire confiance et &#xe0; qui, rappelant &#xe0; chacun les monstruosit&#xe9;s potentiellement tapies dans la psych&#xe9; des hommes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Et l’on entend d’ici redoubler les &#xab;&amp;nbsp;tous pourris&amp;nbsp;&#xbb; de Marine qui vont encore lui permettre de grappiller quelques points suppl&#xe9;mentaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Tout &#xe7;a fait un dr&#xf4;le de climat, dr&#xf4;le n’&#xe9;tant pas vraiment le terme appropri&#xe9;&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 May 2011 17:41:19 GMT</pubDate></item><item><title>A distance</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/12/21121522.html</link><category>Ecriture, diarisme et blogosph&#xe8;re</category><category>blogosph&#xe8;re</category><category>&#xe9;criture</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/12/21121522.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21121522/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/12/21121522.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;D&#xe9;cid&#xe9;ment, je suis &#xe0; distance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Une fois encore j’ai laiss&#xe9; passer des jours et des jours sans aller dans le blogomonde. Pendant une bonne semaine, je n’ai pas ouvert les blogs amis, je n’ai pas m&#xea;me ouvert le mien, ne serait-ce que pour aller voir si j’avais des commentaires. Je me suis rendu compte de ma propre absence en d&#xe9;couvrant l’autre jour deux spams bien install&#xe9;s en commentaires depuis plusieurs jours sans que j’ai r&#xe9;agi&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;C’est un &#xe9;loignement auquel je ne pense m&#xea;me pas. C’est juste comme &#xe7;a et je n’ai pas envie de le questionner, de me lancer dans des consid&#xe9;rations sur un &#xe9;ventuel assoupissement collectif de la blogosph&#xe8;re et sur mes propres oscillations dans mon d&#xe9;sir de communiquer et dans mon rapport &#xe0; l’&#xe9;criture, tout &#xe7;a je l’ai fait &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/archives/2010/10/11/19303470.html&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;ou &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/archives/2010/11/24/19696347.html&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/a&gt; et je reste il me semble globalement dans une m&#xea;me disposition d’esprit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Cette nouvelle absence est seulement le signe d’un &#xe9;loignement qui, malgr&#xe9; quelques beaux retours de flamme, ne cesse tout de m&#xea;me, de mois en mois, de s’approfondir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je ne suis pas un homme de rupture, je n’ai jamais &#xe9;t&#xe9; enclin &#xe0; quitter, ni sur le plan professionnel, ni sur le plan relationnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pas plus donc ici ne dirais-je&amp;nbsp;: j’arr&#xea;te.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je me laisse juste aller au fil de la pente et force est de constater que c’est la pente de l’&#xe9;loignement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xc9;videmment parfois je me dis que tel ou tel film, tel ou tel livre m&#xe9;riterait que je me d&#xe9;carcasse un peu et que je donne mes coups de cœur en partage. &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/permalink/comments/42595318&quot;&gt;Ada m’a gentiment rappel&#xe9;&lt;/a&gt; ce que pouvait avoir de pr&#xe9;cieux ce genre de billet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Alors je vous dirais juste en deux phrases que Tomboy est un film magnifique, d’une extr&#xea;me sensibilit&#xe9; et d&#xe9;licatesse, sans doute tr&#xe8;s nourri de souvenirs autobiographiques. Ne le manquez pas. Mais Traou, sortie de sa retraite de blogueuse, &lt;a href=&quot;http://traou.net/blog/index.php?post/2011/04/23/Tomboy%2C-un-bijou&quot;&gt;en a d&#xe9;j&#xe0; excellemment parl&#xe9;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Et que &lt;a href=&quot;http://www.museeduluxembourg.fr/fr/expositions/&quot;&gt;l’exposition Cranach&lt;/a&gt; aussi est &#xe0; la fois int&#xe9;ressante et superbe, qualit&#xe9; du trait et de la composition, richesse des th&#xe9;matiques et de leur entrecroisement parfois contradictoire dans une m&#xea;me toile, beaut&#xe9; des corps nus ou somptueusement mis en valeur par les costumes, troublant &#xe9;rotisme subliminal ou assum&#xe9; des corps mais aussi des demi-sourires &#xe9;nigmatiques des femmes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ceci ne n&#xe9;cessiterait pas vraiment un billet qui peut-&#xea;tre n’est l&#xe0; que pour dire&amp;nbsp;: j’existe encore…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 May 2011 20:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Anecdotes ferroviaires</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/03/21042193.html</link><category>Promenades et voyages</category><category>train</category><category>voyage</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/03/21042193.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21042193/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/05/03/21042193.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Vendredi 29, dans le TGV… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;D&#xe9;part de Lyon tout &#xe0; l’heure. Averse orageuse qui strie les vitres. Stress ambiant. Beaucoup de monde sur les quais, bousculades, d&#xe9;sorganisation li&#xe9;es &#xe0; des retards de certaines correspondances. Une femme arrive au dernier moment, affol&#xe9;e, avec son jeune fils. Elle a mon num&#xe9;ro de place. Y-a-t-il une erreur sur la voiture&amp;nbsp;? Non&amp;nbsp;! Alors le train&amp;nbsp;? C’est bien le train de Montpellier&amp;nbsp;? Non&amp;nbsp;! Nous allons &#xe0; Paris. Affolement. Mais le train, d&#xe9;j&#xe0; en retard d’une bonne dizaine de minutes s’est &#xe9;branl&#xe9;. Elle se pr&#xe9;cipite, court &#xe0; la recherche du conducteur en criant&amp;nbsp;: stop, stop&amp;nbsp;! Les autres voyageurs compatissent. Elle disparait au bout du couloir. Je ne la reverrai pas. Et le train bien s&#xfb;r ne s’est pas arr&#xea;t&#xe9;. Sacr&#xe9; d&#xe9;tour&amp;nbsp;! J’imagine ce qu’aurait &#xe9;t&#xe9; mon &#xe9;nervement devant une telle m&#xe9;saventure&amp;nbsp;! Je vois ce qu’il en est d&#xe9;j&#xe0;, lorsque parfois il m’arrive de prendre une mauvaise bretelle d’autoroute et de me retrouver pi&#xe9;g&#xe9; pendant des kilom&#xe8;tres. Le sentiment d’&#xea;tre embarqu&#xe9; sans pouvoir rien faire est l’un de ceux qui m’est le plus d&#xe9;sagr&#xe9;able. Je ne sais si en plus cette femme a d&#xfb; payer pour son d&#xe9;tour. J’imagine que oui. C’est un peu rude&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Beaux ciels ensuite apr&#xe8;s la pluie. Les beaux et tr&#xe8;s verts vallonnements du charolais, piqu&#xe9;s des t&#xe2;ches blanches des bœufs, les villages regroup&#xe9;s autour de leur clocher, tr&#xe8;s France de la force tranquille. Puis maintenant de plus molles ondulations, des espaces en openfield bord&#xe9;s par des for&#xea;ts r&#xe9;siduelles, un vaste patchwork de couleurs, le jaune du colza, les verts diff&#xe9;rents de plusieurs sortes de c&#xe9;r&#xe9;ales que je ne sais pas distinguer. De belles lumi&#xe8;res toujours, entre soleil et nuages, un soleil rasant puis un soleil maintenant qui n’&#xe9;claire plus le sol mais ourle de lumi&#xe8;re les nuages au-dessus de nos t&#xea;tes…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;J’ai un livre aussi pour viatique, &#xab;&amp;nbsp;L’enfant des t&#xe9;n&#xe8;bres&amp;nbsp;&#xbb; d’Anne-Marie Garat. J’avais beaucoup aim&#xe9; le pr&#xe9;c&#xe9;dent opus de la saga, &#xab;&amp;nbsp;Dans la main du diable&amp;nbsp;&#xbb;. J’avais &#xe9;t&#xe9; scotch&#xe9; par l’art du r&#xe9;cit de l’auteur et par sa capacit&#xe9; &#xe0; &#xe9;voquer une &#xe9;poque et &#xe0; faire vivre des personnages, des lieux, des mondes multiples, du vrai roman &#xe0; l’ancienne. J’accroche moins ici, peut-&#xea;tre parce que je m&#xe8;ne cette lecture de fa&#xe7;on plus discontinue. Ou bien aussi parce que les proc&#xe9;d&#xe9;s finissent par me lasser, la multiplicit&#xe9; des &#xe9;pisodes avec trop de personnages secondaires moins solidement arrim&#xe9;s au propos central, les flashback un peu trop syst&#xe9;matiques, un style brillamment descriptif mais qui fourmille un peu trop d’adjectifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Il faut dire que ma journ&#xe9;e a &#xe9;t&#xe9; longue. Je suis lev&#xe9; depuis six heures, je me suis concentr&#xe9; ensuite toute la journ&#xe9;e sur des probl&#xe8;mes d’indexation et de bases de donn&#xe9;es, ce n’est pas exactement du travail au sens o&#xf9; &#xe7;a n’a rien &#xe0; voir avec mon activit&#xe9; salari&#xe9;e mais beaucoup avec mon activit&#xe9; d’apr&#xe8;s, librement choisie. Ce qui explique aussi que j’ai eu tendance par moments &#xe0; piquer du nez sur mon livre. Mais ensuite, de m’&#xea;tre mis &#xe0; &#xe9;crire, et avec rapidit&#xe9;, fluidit&#xe9; et plaisir, pour accrocher quelque chose de l’instant ferroviaire m’a r&#xe9;veill&#xe9;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Dans la diagonale &#xe0; deux rangs de moi, il y a une femme au regard fixe toujours dirig&#xe9; dans ma direction. Je regarde le paysage, je jette un œil sur elle, je lis quelques pages, je jette un œil sur elle, j’&#xe9;cris quelques lignes, je jette un œil sur elle, et toujours, toujours, son regard imperturbablement pos&#xe9; sur moi. Impression &#xe9;trange et d&#xe9;sagr&#xe9;able. Qu’est-ce qu’elle me veut&amp;nbsp;? En v&#xe9;rit&#xe9; je ne suis pas s&#xfb;r qu’elle me voie. Son regard me traverse et se perd dans le vide, c’est comme si j’&#xe9;tais transparent, inexistant, ce qui n’est pas plus agr&#xe9;able. Elle n’a rien d’am&#xe8;ne, cette femme, et ce regard vide et fixe d&#xe9;gage une oppressante tristesse. Et ce qui est &#xe9;trange c’est que, tout &#xe0; coup, elle me fait penser &#xe0; quelqu’un que j’ai connu il y a tr&#xe8;s longtemps. Quelque chose dans les traits de son visage, dans l’aspect g&#xe9;n&#xe9;ral de son corps me semble comme remont&#xe9; du pass&#xe9;. Je me dis un instant&amp;nbsp;: est-ce que ce pourrait-&#xea;tre elle et ce regard alors me serait-il v&#xe9;ritablement destin&#xe9;, serait-il une interrogation&amp;nbsp;? Evidemment non&amp;nbsp;! Ce n’est pas elle, sinon nous nous serions reconnus par des &#xe9;changes de vrais regards. Et puis depuis plus de vingt ans que je ne l’ai vu, elle a d&#xfb; changer forc&#xe9;ment, ses traits de septuag&#xe9;naire ne pourraient plus &#xea;tre ceux de la quadra qui est en face de moi. Troublant tout de m&#xea;me. Et de plus en plus d&#xe9;sagr&#xe9;able. Je regarde ailleurs pour tenter de ne plus sentir ce regard absent et qui, pourtant, me p&#xe8;se.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais le train est &#xe0; l’approche. La voici qui range le livre qui est devant elle et qu’elle n’a pas ouvert du voyage, la voici qui se l&#xe8;ve, se tourne et s’&#xe9;loigne. Je me sens comme all&#xe9;g&#xe9;, comme lib&#xe9;r&#xe9;, non sans me demander ce que cachait ce regard fixe, une atteinte neurologique, une immense fatigue, une insondable tristesse…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;C’est ce que j’aime des voyages en train, tout ce qu’ils permettent de r&#xea;veries et de voyage dans le voyage&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Ecrit sur mon carnet dans le train vendredi, peaufin&#xe9; et retranscrit ce matin &#xe0; l&apos;aube, merci l&apos;insomnie matinale!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 May 2011 05:50:19 GMT</pubDate></item><item><title>Retour pascal</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/24/20966026.html</link><category>Varia</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/24/20966026.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20966026/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/24/20966026.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Je suis de retour depuis vendredi dans la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ce n’&#xe9;tait pas facile de s’arracher. J’ai eu du mal en fermant les volets de la maison. Je n’&#xe9;tais pas encore en manque de Paris. M’y voici, pr&#xea;t &#xe0; aborder ce dernier trimestre de vie professionnelle qui s’annonce tr&#xe8;s charg&#xe9;. Ensuite, apr&#xe8;s les vacances, il y aura encore une semaine au bureau fin aout, mais alors ce ne sera pas pareil, je ne me sentirais plus vraiment en charge, je viderai mon bureau, j’accueillerai mon successeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Dernier trimestre&amp;nbsp;! A la fois sentiment d’une lib&#xe9;ration, d’une nouvelle page et m&#xe9;lancolie de l’irr&#xe9;m&#xe9;diable, de ce qui est pass&#xe9; et ne repassera pas. Il y a toujours une sourde angoisse &#xe0; &#xe9;crire le mot &#xab;&amp;nbsp;dernier&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Reconnexion depuis hier. Prise de vue de ma blogosph&#xe8;re. Il y aurait tant &#xe0; lire et parfois, ici ou l&#xe0;, &#xe0; commenter. Je ne fais que passer. Toujours cette m&#xea;me impression de ne pas &#xea;tre dans le bon &#xe9;quilibre, de ne pas bien g&#xe9;rer la multitude des sollicitations. Bon, il faudrait circuler dans tout cela, avec simplicit&#xe9;, avec l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;, juste en fonction des envies et seulement des envies et tant pis si le temps tourne, si l’on ne fait pas ce qu’on s’&#xe9;tait dit qu’on allait faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour l’instant je mets en ligne mes deux billets &#xe9;crits l&#xe0;-bas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Puis je file chez belle-maman qui nous attend pour le repas de P&#xe2;ques, une journ&#xe9;e tr&#xe8;s importante pour elle et qu’elle ne con&#xe7;oit pas de passer, apr&#xe8;s la messe, sans &#xea;tre entour&#xe9;e d’au moins une partie de ses enfants et petits enfants. P&#xe2;ques, le renouveau, la r&#xe9;surrection, oui, il serait bien de pouvoir le ressentir comme &#xe7;a. Parfois passent en moi comme des fantasmes de ces temps r&#xe9;volus, de ces temps o&#xf9; tout paraissait simple, o&#xf9; la vie s’&#xe9;coulait dans la tranquillit&#xe9; des certitudes, cadr&#xe9;e par les croyances et les rites…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 24 Apr 2011 08:58:17 GMT</pubDate></item><item><title>Chez nous</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/21/20966019.html</link><category>Varia</category><category>maison de famille</category><category>promenade</category><category>travaux</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/21/20966019.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20966019/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/21/20966019.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Apr&#xe8;s ce bref s&#xe9;jour &#xe0; S&#xe8;te nous voici &#xab;&amp;nbsp;chez nous&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;De moins en moins je dis la maison de mes grands-parents et de plus en plus je dis &#xab;&amp;nbsp;chez nous&amp;nbsp;&#xbb;. Je m’approprie psychologiquement cette maison ce qui n’&#xe9;tait pas forc&#xe9;ment &#xe9;vident au d&#xe9;part. Peut-on se mettre dans les pas de ceux qui nous ont pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s et se sentir chez soi et non pas comme en visite, comme en occupant illicite&amp;nbsp;? A modifier la disposition, le mobilier, l’esprit du lieu ne trahit-on pas et si on le conserve au contraire tel qu’en lui-m&#xea;me peut-on se sentir vraiment chez soi&amp;nbsp;? L’incendie il faut dire &#xe0; fait beaucoup pour nous aider, ne laissant pas d’autre choix qu’une r&#xe9;novation radicale et surtout en nous donnant la possibilit&#xe9; financi&#xe8;re de le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Une chose est s&#xfb;re, je me sens tr&#xe8;s bien ici et j’ai de plus en plus envie de ne pas trop tra&#xee;ner pour en faire mon point d’attache principal. Les r&#xe9;ticences qu’avaient Constance &#xe0; venir s’installer ici s’effacent (sans doute a-t-elle per&#xe7;ue que de mon c&#xf4;t&#xe9; la d&#xe9;cision qui murissait lentement avant l’incendie est devenue irr&#xe9;m&#xe9;diable, d&#xe8;s lors qu’on se lan&#xe7;ait dans les travaux de r&#xe9;novation) mais elle est manifestement beaucoup moins press&#xe9;e que moi de quitter Paris. J’aurais volontiers migr&#xe9; d&#xe8;s cet automne, nous attendrons le suivant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Le temps a &#xe9;t&#xe9; merveilleux pendant la plus grande partie de notre s&#xe9;jour. Fra&#xee;cheur du matin, fond de l’air doux mais soleil g&#xe9;n&#xe9;reux et d&#xe9;j&#xe0; chaud. Repas du midi pris sans difficult&#xe9; au jardin, celui du soir &#xe0; l’int&#xe9;rieur encore. Dehors les floraisons, les iris et l’odorante glycine et m&#xea;me, inattendu, dans une plate-bande les clochettes d&#xe9;licates d’une bonne dizaine de pieds de muguet arriv&#xe9;s l&#xe0; par quel hasard. Le matin le soleil qui entre &#xe0; pleines brass&#xe9;es c&#xf4;t&#xe9; chambre, illuminant l’&#xe9;veil et, depuis la baignoire inond&#xe9;e de lumi&#xe8;re, la vue du ciel et le balancement doux des branches du c&#xe8;dre du jardin (quel contraste avec ma minuscule salle de bains parisienne sans air et sans lumi&#xe8;re du jour&amp;nbsp;!). L’apr&#xe8;s-midi et le soir soleil au contraire c&#xf4;t&#xe9; de la place, c&#xf4;t&#xe9; s&#xe9;jour et bureau, dorant les meubles. J’aime &#xe0; m’y tenir dans ce bureau, &#xe0; y lire ou &#xe0; y &#xe9;crire. Ne manque plus que l’abonnement internet mais ce sera pour cet &#xe9;t&#xe9;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Nous sommes encore tr&#xe8;s occup&#xe9;s. Nous avons les derni&#xe8;res visites d’entreprise avec quelques queues de travaux, petites bricoles qui &#xe9;taient rest&#xe9;es en suspens et quelques erreurs ou malfa&#xe7;ons &#xe0; faire corriger. Reste l’am&#xe9;nagement int&#xe9;rieur. Nous y travaillons mais &#xe0; un rythme choisi, sans bousculade. Nous avons remis les tapis, raccroch&#xe9; quelques cadres, ressorti quelques bibelots. Pour d’autres on attend, on va voir ce qu’on a envie de remettre, pas tout certainement, on appr&#xe9;cie les pi&#xe8;ces pas trop charg&#xe9;es et qu’il y ait des espaces nus et des respirations, cela nous change de Paris o&#xf9; les livres et les objets, dans un espace &#xe9;videmment beaucoup plus resserr&#xe9; nous &#xe9;touffent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;On a &#xe9;t&#xe9; pas mal occup&#xe9; aussi par la lutte contre le petit peuple des mites&amp;nbsp;! On s’est aper&#xe7;u que les deux meilleurs sommiers et les deux meilleurs matelas de la maison, dont ceux du lit que l’on occupe, en &#xe9;taient infest&#xe9;es&amp;nbsp;! Malgr&#xe9; les traitements appliqu&#xe9;s tout de suite mais &#xe0; l’efficacit&#xe9; manifestement tr&#xe8;s relative, on retrouvait chaque matin des larves bien vivantes, alors, chaque matin, literie d&#xe9;faite, matelas tourn&#xe9;s et retourn&#xe9;s, coup de bombe antimite et branlebas d’aspirateur&amp;nbsp;! En partant on a appliqu&#xe9; un traitement de cheval, emball&#xe9; couvertures et tapis des chambres dans des sacs plastiques ferm&#xe9;s avec du produit. Pas s&#xfb;r que notre puissance de feu en sera venue &#xe0; bout&amp;nbsp;! On verra bien. Aga&#xe7;ant mais il faut en sourire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Les deux derniers jours le temps a chang&#xe9;. Le ciel &#xe9;tait toujours aussi bleu mais le vent d’Autan s’est mis de la partie. Il est toujours sp&#xe9;cialement violent dans notre petite ville, on y marche courb&#xe9; quand on est face au vent, il heurte de plein fouet la maison c&#xf4;t&#xe9; jardin, le choc contre la fa&#xe7;ade cr&#xe9;e des tourbillons, &#xe7;a mugit et &#xe7;a secoue de partout, ce ne sont plus balancement doux des branches des arbres et toutes les fleurs de la glycine ont &#xe9;t&#xe9; dispers&#xe9;es, pas question de laisser les fen&#xea;tres ouverte et m&#xea;me il faut tenir les volets ferm&#xe9;s pour &#xe9;viter qu’ils ne claquent. Pas moyen &#xe9;videmment de d&#xe9;jeuner dans le jardin ou d’aller y lire le journal mollement install&#xe9; sur une chaise longue. Au printemps il n’est pas encore chaud comme il l’est l’&#xe9;t&#xe9; (ce qui le rend alors particuli&#xe8;rement d&#xe9;sagr&#xe9;able), et du coup quand on met le nez au jardin on se croirait presque en Bretagne par temps de temp&#xea;te, l’air marin en moins. Constance d&#xe9;teste ce vent, moi je m’en accommode plus facilement mais je dois bien reconna&#xee;tre que quand il souffle plusieurs jours d’affil&#xe9;e il finit par porter s&#xe9;rieusement sur les nerfs. Mais bon il faut bien que le lieu ait tout de m&#xea;me son petit inconv&#xe9;nient&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Demain, retour Paris&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/49/27/74141/64022337.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/49/27/74141/64022337_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0022&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/44/74141/64021988.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/94/74141/64022103.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/94/74141/64022103_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0014&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;La glycine, avant le vent, et, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;au gr&#xe9; d&apos;une promenade, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;un petit cimeti&#xe8;re de campagne qui me touche bien plus que le cimeti&#xe8;re marin...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 21 Apr 2011 08:46:00 GMT</pubDate></item><item><title>S&#xe8;te et passe</title><dc:creator>Valclair</dc:creator><link>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/15/20965940.html</link><category>Promenades et voyages</category><category>S&#xe8;te</category><comments>http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/15/20965940.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://valclair.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20965940/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://valclair.canalblog.com/archives/2011/04/15/20965940.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour ces vacances nous sommes descendus une fois de plus dans le midi pour nous occuper de la r&#xe9;novation de notre maison mais cette fois nous touchons au bout, alors nous sommes descendus ici sans urgence contrairement aux fois pr&#xe9;c&#xe9;dentes. Nous avons pris le temps de faire un peu de tourisme et de visiter une amie. Nous sommes descendus par l’autoroute de Clermont-Ferrand, temps superbe tout du long. Passant dans les hautes terres de l’Aubrac j’ai &#xe9;t&#xe9; saisi d’&#xe9;motion, j’ai repens&#xe9; &#xe0; un week-end parenth&#xe8;se par ici, noy&#xe9; de pluie mais p&#xe9;tri de joie, bon sang c’&#xe9;tait il y a trois ans d&#xe9;j&#xe0;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Nous nous rendions &#xe0; S&#xe8;te pour y voir une amie qui s’y est r&#xe9;cemment install&#xe9;e. Je ne connaissais pas cette ville sinon litt&#xe9;rairement &#xe0; travers Val&#xe9;ry et Brassens et cin&#xe9;matographiquement &#xe0; travers &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/archives/2008/01/03/7435758.html&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;La graine et le mulet&amp;nbsp;&#xbb; &lt;/a&gt;de Kh&#xe9;chiche ou &#xe0; travers&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://valclair.canalblog.com/archives/2008/12/30/11929228.html&quot;&gt;le merveilleux film de Varda&lt;/a&gt; &#xab;&amp;nbsp;Les plages d’Agn&#xe8;s&amp;nbsp;&#xbb;. Je ressentais donc par avance une certaine tendresse pour cette ville et j’&#xe9;tais tr&#xe8;s content de la d&#xe9;couvrir. Nous avons arpent&#xe9; les quais et le centre. Nous avons explor&#xe9; le Mont Saint Clair, admirant la vue depuis les deux belv&#xe9;d&#xe8;res mais aussi musardant par les chemins entre les villas qui occupent ses flancs. Nous avons d&#xe9;jeun&#xe9; sur une agr&#xe9;able terrasse pr&#xe8;s des halles. Tout ceci &#xe9;tait fort agr&#xe9;able et int&#xe9;ressant mais tout de m&#xea;me je me suis senti un peu d&#xe9;&#xe7;u.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Nous nous sommes promen&#xe9;s dans le cimeti&#xe8;re marin. J’attendais un beau parc, ombrag&#xe9; de pins et de cypr&#xe8;s, m&#xe9;nageant des aper&#xe7;us sur l’intensit&#xe9; vivante de la mer entre l’&#xe9;clat blanc des pierres et la douceur verte des branches et des parterres. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Ce toit tranquille, o&#xf9; marchent des colombes, // Entre les pins palpite, entre les tombes, // Midi le juste y compose de feux // La mer, la mer toujours recommenc&#xe9;e&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Magie de la litt&#xe9;rature qui donne &#xe0; r&#xea;ver au-del&#xe0; de ce qu’offre en v&#xe9;rit&#xe9; le r&#xe9;el&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;La s&#xe9;cheresse de la plage, cette longue bande de sable, sans asp&#xe9;rit&#xe9;, sans beaucoup d’arbres, butant tout de suite sur la route et la voie de chemin de fer m’a d&#xe9;plu aussi. C’&#xe9;tait calme et frais en semaine et &#xe0; cette saison mais j’imagine ce que ce doit &#xea;tre dans la canicule et la foule estivale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;S&#xe8;te finalement est une ville o&#xf9; je n’aimerais pas vivre. Son urbanisme est resserr&#xe9;, &#xe9;touffant, malgr&#xe9; le Mont Saint Clair, coinc&#xe9;e qu’est la ville entre mer et &#xe9;tang, entre routes et chemins de fer. La c&#xf4;te y est trop plate et sans asp&#xe9;rit&#xe9;. La campagne n’est pas accessible &#xe0; pied et pas m&#xea;me de fa&#xe7;on agr&#xe9;able et rapide en v&#xe9;lo. On doit pour en sortir s’y sentir tr&#xe8;s d&#xe9;pendant de la voiture. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Au fond les tombes resserr&#xe9;es et sans verdure du cimeti&#xe8;re marin sont une assez juste image de la ville et de ce qui, en elle, d&#xe9;&#xe7;oit…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/38/74141/64021611.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/38/74141/64021611_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0015&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/77/74141/64021706.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/77/74141/64021706_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0020&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/96/74141/64021740.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/96/74141/64021740_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0033&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/05/19/74141/64021786.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/05/19/74141/64021786_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0028_1&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/03/74141/64021766.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/03/74141/64021766_p.jpg&quot; alt=&quot;PICT0026&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 15 Apr 2011 08:32:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
