Etrange, tout de même
J’ai
vu que circulait en ce moment un jeu dans la blogosphère consistant à :
Aller
chercher sa 23° entrée ;
Repérer
la 5° phrase de cette entrée ;
La
servir au menu du jour.
Ce
genre de petit jeu m’amuse. Il a l’avantage, contrairement à d’autres qui
nécessitent de se creuser le ciboulot, d’être très facile à réaliser. Je n’ai
croisé personne qui m’invite à y jouer mais ça m’importe peu, je me décide à
aller y voir pour moi-même en me disant que selon la phrase sortie des
profondeurs j’en publierai une note ou pas...
23°
entrée donc. C’est que ça fait une paye tout de même ! Mine de rien dans
ce monde des écritures en ligne où sites et blogs se multiplient mais dont
certains disparaissent très vite, je suis déjà un ancien avec mes presque trois
ans de pratique...
23°
entrée, la voici, un texte daté du 2 mars 2003, intitulé « ne pas
s’obliger ». Les phrases sont plutôt longues, certaines font un
paragraphe, je vérifie bien que je ne me trompe pas, la cinquième est celle-ci
et elle n’a rien d’anodin :
« J’ai
toujours eu tendance à corseter ma vie par un système d’obligations que je me
crée, qui ne concerne que moi et dont je m’aperçois, si j’y réfléchis, qu’elles
n’en sont pas vraiment. »
J’ai
peut-être un peu évolué là-dessus, disons que la tendance est peut-être un peu
moins forte mais elle est toujours présente, ce petit rappel finalement n’est
pas mal venu.
J’ai
lu. J’ai noté. Mais j’en ai profité pour lire autour. Plutôt longuement
finalement. Sans déplaisir. Un petit voyage en mars 2003. Quel Narcisse !
Enfin on l’est forcément tous un peu, nous qui pratiquons ce genre de sport d'écriture.
Curieux
en tout cas d’être tombé là-dessus... Et je pense soudain à quelqu'un qui aime
à dire qu’il n’y a pas de hasard (et à qui par la même occasion je fais un
petit clin d’œil en passant). Enfin, je ne vais pas devenir par cette seule
expérience un adepte du tirage des cartes ou de toute autre technique de ce
genre mais enfin ce tirage dans mes mots m’a amusé et un peu plus...
Je
passe le relais ? Allez oui, si le cœur leur en dit, je passe à Samantdi
(une joueuse invétérée, ça devrait l’amuser, je crois qu’elle ne l’a pas fait
encore celui-ci) et à l’Idéaliste (moins joueur sûrement, peut-être sera-t-il réticent
mais un grand ancien comme lui et qui va devoir remonter loin en arrière, que
pêchera-il dans les profondeurs de ses archives ?)