Ma blogoliste
J’ai
refait ma blogroll ou blogoliste si on veut tenter de parler français.
Au
départ je l’avais fait un peu à la va vite au moment de mon entrée sur canal.
Je n’y avais mis que quelques sites notamment certains qui sont un peu en
dehors des circuits et cercles virtuels actuellement actifs et qui méritaient à
mon sens d’être signalés aux lecteurs qui passent chez moi. Aujourd'hui j’en ai
enlevé qui souhaitent exister de façon plus discrète. Et j’en ai rajouté
surtout un bon paquet. J’ai envie que cette liste soit réactive, qu’elle évolue
en fonction de mes lectures, qu’elle soit elle-même un reflet de ce que je
suis : dis moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es….
Dans
ces sites liés il y a les diaristes amis, ceux auxquels je suis lié non
seulement par la qualité de leurs écritures mais par une relation lentement
nouée à travers une lecture mutuelle ancienne, à travers des échanges de mails,
aboutissant parfois mais pas toujours à des rencontres réelles. Ceux là je les
lis aussi comme je lirais une correspondance, pour avoir des nouvelles d’eux,
savoir ce qu’ils vivent, savoir ce qu’ils pensent. Avec eux les commentaires
sont aussi parfois des clins d’œil, des codicilles publics mais qui en réalité
sont aussi plus particulièrement adressés.
Mais
il y en a d’autres, des sites que je découvre, qui m’accrochent pour une raison
ou une autre, je vais les fréquenter assidûment pendant une période pour entrer
un peu dans leur monde, dans celui de la personne qui est derrière, puis
peut-être moins, parce que on ne peut pas tout lire…
Le
bonheur du web, c’est cette ouverture continuelle, infinie, ces promenades de
hasard qui soudain nous mènent chez quelqu'un dont les mots font tilt en nous,
nous donnant envie d’y revenir. La contrepartie est qu’on est vite envahi,
qu’on peut souffrir à se sentir dans une continuelle dispersion. Donc il faut
choisir. On est obligés d’en laisser certains de côté après avoir fait un bout
de chemin en leur compagnie, on ne les lit plus, même on ne les parcourt plus
de façon régulière, on leur garde une petite place dans notre cœur toutefois,
on reviendra chez eux à l’occasion mais de façon ponctuelle.
Ceux
là donc je serai amené à les enlever de ma liste, sinon elle n’aurait plus de
sens. Pas du tout parce que je trouve qu’ils sont devenus mauvais, ou sans
intérêt mais seulement parce qu’à ce moment là je les lirais moins. Je tiens à
dire ça car j’ai remarqué que certains diaristes sont assez susceptibles et
prennent mal de se voir supprimé d’une liste, comme si c’était un déni à leur
endroit. Mais pas du tout. Ma liste ce n’est pas une liste des meilleurs ou des
plus remarquables, c’est seulement la liste de ceux qui m’apportent
quelquechose à moi précisément et en ce moment. Ni plus, ni moins...