Procrastination
Incapacité totale à me
mettre à quoi que ce soit. Il y a des jours comme ça !
J’ai eu une journée au
bureau pleine de vide. Différentes choses prévues n’ont pas fonctionné, des
gens attendus ne se sont pas présentés, les téléphones appelés ne répondaient pas…
Mais ce qui dépend d’autrui
n’est pas le plus pénible, justement cela il est facile de le mettre au compte
des autres et de ne s’en sentir du coup que peu affecté soi même, seulement
agacé par le contretemps objectif mais cela c’est si peu.
Plus grave est de sentir que
l’on dysfonctionne soi-même. Car là c’est à soi-même qu’on présente la note. Le
peu que j’ai fait aujourd'hui il m’a semblé mal le faire. Rien ne m’est plus
pénible que ce sentiment d’être coincé au bureau et de ne pas même faire correctement
ce pourquoi j’y suis.
Le temps libéré par les
contretemps je ne l’ai pas utilisé à bon escient, ni en étant capable de
m’avancer pour d’autres dossiers professionnels, ni même en faisant des choses
pour moi-même ce qui a tout prendre eut mieux valu que de zapper d’une chose à
l’autre sans conviction et sans me mettre à rien.
Est-ce cela que l’on appelle
la procrastination ?
Je rentre bien plus vidé
d’une journée comme celle-ci que d’une journée active, tonique, fut-elle très stressante.
Et en rentrant à la maison,
ça continue, dans la droite ligne des heures qui ont précédées. Je voulais
écrire une note compte-rendu d’une de mes récentes lectures. Je n’y parviens
pas. Seules me viennent, en désespoir de cause, ces mots dont peut-être
j’aurais dû m’abstenir car qu’apportent-ils, que m’apportent-ils à moi,
qu’apportent-ils aux autres ? Juste une façon de griffer la journée, de la
marquer au catalogue, d’en faire une entrée de blog qui n’a guère de sens. Mais
enfin voilà, c’est fait…
Une journée comme je les déteste.
Demain est un autre jour….
Allez, zou, passons à autre chose… Je vais aller regarder les Guignols en attendant le retour des troupes.