ça va mieux
Ça va mieux aujourd'hui.
Finalement je me suis
installé depuis trois jours dans le cooconing avec une relative satisfaction.
Au fond je crois que j’étais surtout très fatigué et que j’avais besoin de
récupérer. Je me lève à 9 heures passées tous les jours, ouah l’exploit !
Pour l’instant je savoure ma relative inactivité. Ça fait du bien de traîner un
peu, de ne pas avoir le souci constant de l’horaire.
J’ai bien digéré mes moments
un peu difficiles du lendemain de Noël. J’ai d’abord gardé pour moi ce que
j’avais écrit sur le moment, j’ai une certaine gêne à faire état de mes
sentiments de malaise devant les fêtes familiales : comment puis-je ainsi
cracher dans la soupe alors que tant de gens passent les fêtes dans la solitude
ou le besoin ? J’ai une certaine culpabilité à ne pas parvenir à au moins
« jouer le jeu d’y croire » comme l’écrit joliment Eva. J’ai aussi
l’impression d’être à la limite de ce qui peut se dire, j’ai toujours ces
interrogations récurrentes : jusqu’où peut-on aller dans l’intime, et
notamment lorsque l’on évoque même assez allusivement ceux dont on partage la
vie ? Mais pourquoi donc ces réticences ? Je ne dis rien de bien
sulfureux. Peut-être est-ce surtout la difficulté à oser s’assumer tel qu’on
est, avec nos fragilités, et en allant à l’encontre du personnage social que
l’on présente aux autres le plus souvent. Foin de ces subtilités et de ces
prudences ! J’ai mis en ligne.