"Choses à faire"
C’est sûrement une part
légèrement obsessionnelle de ma personnalité ça, c’est mon côté un peu
maniaquement planificateur, bref ce matin au lever je me suis fait un tableau
de « choses à faire ». Je l’ai posé en appui sur le pied de ma lampe
de bureau, c’est une feuille écrite à la main avec quelques colonnes par
domaine, un petit listing dans chacune des colonnes pour essayer de ne rien
oublier, j’irai avec délectation biffer une ligne dès qu’une chose sera faite.
Il y a la colonne des mes
activités associatives, la liste des tâches est importante, trop longue à
mon goût, je me suis trop laissé embringué, certaines choses attendront, bien
obligé, mais certaines sont impératives pour la fin de semaine prochaine, j’ai
un texte à écrire pour un séminaire auquel je vais participer, priorité des
priorités donc. Je m’y colle aussitôt.
Il y a la colonne de mes
écritures personnelles, des textes en souffrance pour le blog, je voudrai
parler de ma lecture de Green notamment, ça fait plusieurs jours que ça me
trotte. Il y a ces quelques pages commencées d’un récit fictionnel à peine
amorcé mais qui me nargue, que je voudrais continuer. Il y a ces jeux
d’écriture sur le web, les consignes de Paroles Plurielles, chaque fois j’aurai
envie de m’y coller, il y a aussi tout ce qui fuse dans le sablier d'automne chez Koz et
Samantdi… Toutes ces parts de mes intérêts pour le moment je laisse de côté.
Il y a ma colonne
« domicile », il s’agit de matérialités qui traînent depuis des
semaines mais il n’y a pas que ça, il y a aussi cet effort à faire pour assurer
de vrais moments de partage. S’ils venaient à disparaître tout à fait, que
resterait-il, que resterait-il ?
Un peu ridicule tout ça, ce
temps de lister, c’est autant pris à autre chose.
Et ensuite il y a ce temps d’en
faire une note à mettre en ligne ! Oui, mais c’est une autre priorité sans
doute qui se manifeste dans ce besoin, garder le blog vivant, actif, ne pas
trop laisser passer les jours, ne pas se laisser oublier. Comme quoi le blog
est devenu un incontournable de mon alchimie personnelle, l’écrire, et derrière
le fait de l’écrire, celui de dire aux petit(e)s camarades de la
blogobulle : « je suis là ». Quitte à faire une entrée facile,
vite venue, sans grand intérêt mais qui prendra bien moins de temps évidemment
que de se coltiner par exemple à ce que Green a laissé de traces en moi…
Et puis aussi, à part ça, il
faut lever le nez du bureau, y a ce beau ciel bleu que j'aperçois par mon velux juste au
dessus de moi. Pas question de ne pas sortir cet après-midi et puis cette nuit,
c’est la Nuit Blanche, plus ouverte sur les rues et l’extérieur que les
précédentes éditions, bien sûr j’ai l’intention d’aller y déambuler…