Billets en rafale
Voilà, je tire enfin ma
rafale de billets d’août. Il est temps si je ne veux pas les laisser moisir,
qu’ils soient encore dans l’éclat du présent. Je le fais avec une certaine
inquiétude. Drôle de jeu quand même ! Qu’est-ce que je joue avec ça ?
Car oui, il y a du jeu aussi là-dedans.
Je viens de m’apercevoir que
je pouvais dater mes billets du moment où ils ont été écrits et qu’ils iraient
alors se positionner à leur juste place. Donc j’ai fait ainsi plutôt que comme
les fois précédentes où j’intégrais mes billets en réserve dans le billet du
jour.
C’est que j’en apprends tous
les jours sur la gestion du blog !!! Je reste un usager pataud des
nouvelles technologies, un vieux en fait, qui ne rentre pas là-dedans de façon
toute naturelle, comme nos gamins qui ont baigné dans tout ça dès leur plus
tendre enfance.
Et maintenant en plus il y a
cette histoire de tags ! Cela paraît précieux pour le référencement ou
même pour soi-même pour s’y retrouver au bout d’un moment dans la masse des
textes. Sauf qu’indexer n’est jamais facile. Quels termes choisir ?
Comment maintenir la cohérence tout au long d’une série de textes ? A quel
niveau de détail rentrer ? C’est le genre de questions qui, pour un esprit
plutôt méticuleux voire légèrement obsessionnel comme le mien, peut occasionner
de jolies prises de tête. Il faut que je me l’interdise, que je fasse vite, au
feeling, sans m’appesantir et tant pis (ou tant mieux) si c’est un peu
fantaisiste. Je vais m’amuser à taguer un ou deux mois, juste pour voir…
N’empêche tout à l’heure en
préparant la mise en ligne de mes billets je cherchais quels mots choisir pour
ceux évoquant ma petite parenthèse toulousaine et des mots affreux me sont
d’abord venus, des mots de notaires ou de commissaire de police :
adultère, relations extra-conjugales… Beurk, quelle horreur ! Heureusement
alors que j’ai un peu cherché quand même : « Escapade
amoureuse » ça dit tout de même mieux la réalité et en plus c’est rudement
plus joli !
Pendant une semaine il a
fait un temps plutôt sinistre sur Paris, alors que la radio chaque matin
annonçait l’arrivée du soleil. Mais non, plafond gris uniforme persistant,
lumière éteinte. On aurait dit que le temps s’était mis en berne pour rajouter
un peu de sinistrose à l’ambiance plombée par le retour au travail. Les
vacances c’est bien fini !
Mais aujourd'hui, calé avec
le week-end justement, le temps s’est totalement dégagé, offrant un ciel bleu
sans nuage, une bonne chaleur d’été. J’ai troqué à nouveau mon pantalon de
ville pour mes bermudas. C’était comme si les vacances reprenaient. Je me suis
senti une nouvelle légèreté.
Ce soir il faisait bon. Nous
avons organisé dans notre cour un petit apéro de rentrée avec nos voisins, j’ai
bu agréablement, juste de quoi être légèrement pompette, juste de quoi me
sentir un peu « up », heureux de vivre, tonique, juste de quoi finir
d’écrire ce billet, juste de quoi oser le clic de la mise en ligne…
Clic, ça y est, le coup est
parti…