De retour
Me voici de retour.
Déjà j’ai nostalgie du lieu
que j’ai quitté et m’y sens plus fortement attiré du moment même où je le quitte. Je
crois bien que je finirai par y poser mes pénates, un jour…
Le retour dans la pluie, le
vent, les embouteillages a été plutôt pénible. C’est l’usage de la voiture tel
que je le déteste. Les longues files moutonnières de ceux qui rentrent tous à
ce même moment précis parce que pour tous il fallait reprendre le boulot dès
lundi matin.
Je remets doucement, tout
doucement ce soir le nez dans mon blogomonde, je mets en ligne deux trois
textes écrits pendant ces vacances, demain je pars à nouveau pour un bref
voyage éclair le temps de la journée, où est-ce donc que je suis exactement, va
savoir…
Demain les élections américaines.
Obama devrait passer. Je crains toujours la catastrophe tant que ce n’est pas
fait. On parle de ce redoutable effet Bradley, ce candidat noir passé à côté
d’une élection dont il était donné largement favori parce que dans le secret de
l’isoloir avaient ressurgi chez de nombreux électeurs des réflexes racistes non
avoués devant les sondeurs. Cela dit je ne crois pas aux hommes providentiels.
Mais enfin tout de même ce serait une autre direction, il y a de vraies
différences ne serait-ce que dans les forces qui portent les deux hommes. Il y
a bien besoin de quelqu'un qui puisse redonner un minimum d’espoir et le
sentiment que l’histoire avance et pas toujours dans le sens de la régression,
de la crise, de la fuite en avant d’un monde devenu fou…