Bref retour en passant
L’autre
jour je suis passé au cybercafé. J’ai consulté mes mails, répondu rapidement et
seulement à ceux qui le nécessitaient vraiment. J’ai jeté un coup d’œil sur mes
blogamis. J’ai constaté avec plaisir, voire soulagement, quelques retours de
certaines dont je regrettais le silence. Mais je n’ai même pas été les
lire ! Je n’en avais pas le temps ou surtout je n’étais pas dans
l’ambiance qui convenait : dans ce cybercafé (qui n’en est même pas un
d’ailleurs, plutôt une salle de jeu internet) au milieu des ados gamers, je me
sentais comme dans un hall de gare !
Et
du même coup je réalise ce que requiert d’intimité nos mutuelles lectures
croisées. Elles ne peuvent se concevoir dans le brouhaha, elles ont besoin de
l’ambiance feutrée de nos chambres ou de nos bureaux privés, de nos fins de
soirées et de nos rideaux tirés… Paradoxe. A la fois nous jetons nos mots au
grand large de la toile et en même temps nous les chuchotons au creux de
l’oreille de nos plus proches et ce sont ceux-là finalement qui surtout nous
importent.
Sur
ma clé usb, j’avais mon précédent billet, écrit, prêt à poster. Mais je n’ai
pas eu envie de le faire. Alors même que je me connectais, je me suis senti
plus déconnecté que jamais !
Loin,
loin…
Il
vaut mieux que je reste loin !
Ce
soir cependant je vais passer à nouveau au cybercafé et publier ce billet et certains
des précédents. Peut-être juste pour dire : je suis là, ne m’oubliez pas.
Mais je crois bien que je vais m’écarter plus vigoureusement et ne pas céder à
cet entre deux qui crée du malaise. Je ne reviendrai vraiment, je crois, qu’à
mon retour à Paris, dans le mois d’aout finissant…