Atonie de novembre
Aujourd'hui
je me suis senti sans ressort, apathique toute la journée . Sans rien
spécialement qui n’explique cet état d’esprit.
Hier
au contraire j’ai fait une grande marche avec la bande de copains avec lesquels
de temps en temps on randonne autour de Paris. Un ciel uniforme et gris, un air
un peu vif, mais c’est normal, c’est l’automne cette fois, il n’a pas plu, la
campagne, les bois, un bord de rivière, un village assoupi de Seine et Marne,
le mouvement vif de nos corps tout simplement, rien que ça normalement ça remet
sur de bons rails, avec une bonne fatigue le soir qui donne la pêche pour le
lendemain...
Et
en plus on était vendredi ! Pas comme ces fichus dimanche soir avec leur
traditionnel coup de blues. Là on est rentré en se disant : c’est génial,
on revient de balade et pourtant le week-end ne fait que commencer, on a
rechargé les accus, demain et dimanche on va faire être porté par cette
énergie, on va faire pleins de choses…
Et
bien non. Journée languide au contraire. Difficultés à démarrer. On avait des
courses à faire. On fait retaper les chambres des garçons qui en ont bien
besoin. Il faut choisir les revêtements de sol, il y a les aspects esthétiques
mais aussi les aspects techniques et évidemment il faut rester dans un budget
assumable. Je n’y connais rien, j’écoute les conseils des uns et des autres, on
finit par choisir bien sûr mais sans être sûr du tout d’avoir fait le bon
choix. Tout ça m’ennuie profondément. L’après-midi j’ai voulu aller m’acheter
quelques vêtements, il y a des gens qui adorent ça, faire les magasins, mais
pour moi c’est plutôt une corvée, j’ai rarement des coups de cœur qui me
permettraient un vrai achat plaisir. Je me sens incompétent à peu près autant à
propos de ce que je me mets sur le dos que sur le type de plancher à poser dans
les chambres des garçons ! Je n’arrive pas à percevoir le vêtement qui
m’ira bien, que j’aurais plaisir à porter, dans lequel surtout je me sentirais
bien. J’achète sans trop savoir, je suis l’avis du vendeur ou de Constance
lorsqu’elle m’accompagne ce qui n’était pas le cas aujourd'hui. Il y avait
beaucoup de monde dans les magasins, je m’y suis senti oppressé, je ne me suis
pas décidé, je suis revenu bredouille.
Je
me suis senti ailleurs. Là et pas là à la fois. Lorsque je suis sorti de la
galerie commerciale la nuit tombait déjà portant avec elle je ne sais quels
ferments d’angoisse...
Un
bon petit ciné par derrière, pour au moins avoir un bon moment plaisir dans ma
journée ? Et bien non, il n’y avait rien dans l’immédiate proximité et à
l’heure qui convenait et j’ai eu la flemme d’aller seul prendre le métro pour
filer vers un autre quartier de Paris.
Est-ce
que c’est novembre qui veut ça ? Un peu sûrement. Mais il n’y a pas que
ça. Il y a sans doute d’autres choses qui grenouillent en moi et qui me coupent
les pattes…
Je
voulais écrire. J’ai plusieurs petits bouts de textes en chantier que je
voulais avancer. Rien à faire. Je suis passé de l’un à l’autre sans pouvoir
vraiment m’y mettre. Il n’y a que ces mots là qui sont venus, mots plutôt
inutiles et qui ne valent pas sans doute que je les balance sur la toile mais
enfin c’est moi ça aussi, ces moments de désarroi, alors je ne les censure pas.
Et
puis si, j’ai fait une chose quand même, j’ai été bricoler mon blog pour que
les signatures des commentaires fassent aussi liens avec les sites de ceux qui
commentent. Grand merci à Abstruse qui m’a efficacement piloté.
Et
pour le reste, passons. Que demain soit meilleur simplement.