Total cocooning
Ce
n’est pas très souvent, d’ailleurs si c’était très souvent je crois que je
n’aimerais pas mais de temps en temps un petit dimanche comme ça, ça fait du
bien.
Je
ne me suis guère bougé. Journée à rythme lent. Vague velléité d’aller à la
piscine à laquelle on n’a pas donné suite. Je reste à la maison, promenade sans
hâte chez les diaristes, plongeon dans de vieux textes, un peu d’écriture…
Longue sieste l’après-midi. Allongé sur mon lit, sous le velux, le ciel gris
au-dessus de moi, par moments il pleut, ça tambourine sur la vitre, je me sens à
l’abri, dans mon havre, sentiment profond de tranquillité, un bon livre qui me
mène loin, dans d’autres paysages, (« Neige » d’Orhan Pamuk), ça fait
du bien aussi de quitter mes petites histoires de diaristes, tous nos petits
gargouillis d’egos au demeurant fort sympathiques, j’ai sommeil, bâillements,
je me laisse aller, je somnole un moment, jouissance à me laisser aller, à
épuiser l'envie de dormir qui est en moi, puis je me réveille, je reprends
mon livre, quelques pages encore, le ciel s’est assombri, la nuit tombe, déjà…
Presque
total cocooning... Sur le soir quand même j’ai éprouvé le besoin de me bouger.
Film à Montparnasse. « La vérité nue ». Je n’attendais pas grand
chose, juste poursuivre cette détente en m’aérant un peu quand même, avoir le
plaisir d’une histoire bien menée, de bons acteurs, de belles images, bof, même
dans le genre il y a mieux, c’est pas mal fait sans plus, trop tortueux, sans
vraisemblance psychologique, Egoyan a fait beaucoup mieux…