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Les échos de Valclair
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7 octobre 2008

Météo et pétition

Temps pourri. La pluie bat sur mes velux. C’était déjà comme ça dimanche, un peu moins humide toutefois. J’ai plaisir bien à l’abri dans mon cocon à tracer des mots, à reprendre une note commencée dimanche soir et laissée en plan…

Cocooning du dimanche. A peine suis-je sorti, juste pour aller au marché le matin puis pour une brève échappée en milieu d’après-midi pour prendre un peu l’air et me sortir de mon engourdissement.

Vrai temps d’automne. Nuages menaçants et brusques paquets d’averse. Grosses rafales de vent. Les feuilles qui tourbillonnent sur les trottoirs. Je passe à côté d’un échafaudage dont les bâches protectrices secouées par la tempête font un bruit d’enfer. J’avance précautionneusement en surveillant ce qui éventuellement pourrait me tomber sur la tête…

Ma promenade ne s’éternise pas et je rentre assez vite.

Pourtant j’aime le temps vigoureux. Mais je ne l’aime pas à Paris. En pleine nature ou au bord de la mer ce serait différent. J’aime sentir la présence vive des éléments, j’aime être bousculé par eux, j’aime sentir la morsure du froid sur mon visage, avoir le souffle à demi coupé, avancer raidi contre le vent. Je m’y imagine. Et j’imagine, après la marche décoiffante, le retour dans une vieille maison confortable avec l’odeur du feu dans la cheminée et la chaleur vivante des flammes, avec le chocolat brûlant et les tartines beurrées qu’on y trempe…

Vieilles réminiscences ! Rares réminiscences. Ce n’est pas une situation que j’ai souvent connue, vieux citadin que je suis.

Mais là j’ai soudain cette envie. J’ai repensé à l’idée de m’installer loin de la ville…

Avec tout ça, la journée a coulé…

Je n’en ai pas fait grand chose sauf me reposer. Mais peut-être en avais-je très besoin ?

J’ai zappé aussi ici et là. Et j’ai trouvé chez Anita cet appel de la fédération des maladies orphelines.

Je ne suis pas un grand signataire de pétitions. Je les lis, je me dis le plus souvent : « oui, oui, sûrement ils ont raison… » et puis je laisse passer, un peu par flemme, un peu par sentiment que signer une pétition est une façon de se dédouaner à bon compte d’actions plus impliquantes, un peu par sentiment que de toute façon ça ne sert pas à grand chose, qu’une petite voix de plus, une de moins n’est pas ce qui va changer les choses. Sentiment erroné naturellement. Si on se disait toujours ça on ne ferait rien.

J’ai laissé passer Edvige par exemple malgré tout le mal que j’en pensais.

Mais là je n’ai pas laissé passer. J’ai signé.

La mobilisation pour préserver les budgets de recherche et la mobilisation sur les maladies rares me paraît d’autant plus importante que c’est un combat moins connu que d’autres et moins médiatisé. Ces maladies sont rares prises individuellement, voire rarissimes. N’empêche toutes ensemble elles concernent un grand nombre de malades. Si chacun d’entre nous regarde bien, il trouvera à distance plus ou moins rapprochée quelqu'un qui est touché pour lui-même ou pour ses proches. C’est ce qui m’est arrivé : une amie très chère est directement concernée et me voici quant à moi tout à coup beaucoup plus sensibilisé. Allez donc savoir pourquoi !

De toute façon les progrès obtenus dans la connaissance et le traitement de chacune de ces maladies, même s’ils ne concernent directement que peu de personnes, peuvent indirectement contribuer à des avancées décisives sur des questions apparemment très éloignées et par là au progrès général de la médecine.

Faites moi, faites nous plaisir, signez et relayez…

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F
Voilà c'est signé.
Les échos de Valclair
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