Météo et pétition
Temps pourri. La pluie bat
sur mes velux. C’était déjà comme ça dimanche, un peu moins humide toutefois. J’ai
plaisir bien à l’abri dans mon cocon à tracer des mots, à reprendre une note
commencée dimanche soir et laissée en plan…
Cocooning du dimanche. A
peine suis-je sorti, juste pour aller au marché le matin puis pour une brève
échappée en milieu d’après-midi pour prendre un peu l’air et me sortir de mon
engourdissement.
Vrai temps d’automne. Nuages
menaçants et brusques paquets d’averse. Grosses rafales de vent. Les feuilles
qui tourbillonnent sur les trottoirs. Je passe à côté d’un échafaudage dont les
bâches protectrices secouées par la tempête font un bruit d’enfer. J’avance
précautionneusement en surveillant ce qui éventuellement pourrait me tomber sur
la tête…
Ma promenade ne s’éternise
pas et je rentre assez vite.
Pourtant j’aime le temps
vigoureux. Mais je ne l’aime pas à Paris. En pleine nature ou au bord de la mer
ce serait différent. J’aime sentir la présence vive des éléments, j’aime être
bousculé par eux, j’aime sentir la morsure du froid sur mon visage, avoir le
souffle à demi coupé, avancer raidi contre le vent. Je m’y imagine. Et
j’imagine, après la marche décoiffante, le retour dans une vieille maison
confortable avec l’odeur du feu dans la cheminée et la chaleur vivante des
flammes, avec le chocolat brûlant et les tartines beurrées qu’on y trempe…
Vieilles
réminiscences ! Rares réminiscences. Ce n’est pas une situation que j’ai
souvent connue, vieux citadin que je suis.
Mais là j’ai soudain cette
envie. J’ai repensé à l’idée de m’installer loin de la ville…
Avec tout ça, la journée a
coulé…
Je n’en ai pas fait grand
chose sauf me reposer. Mais peut-être en avais-je très besoin ?
J’ai zappé aussi ici et là.
Et j’ai trouvé chez Anita cet appel de la fédération des maladies orphelines.
Je ne suis pas un grand
signataire de pétitions. Je les lis, je me dis le plus souvent :
« oui, oui, sûrement ils ont raison… » et puis je laisse passer, un
peu par flemme, un peu par sentiment que signer une pétition est une façon de
se dédouaner à bon compte d’actions plus impliquantes, un peu par sentiment que
de toute façon ça ne sert pas à grand chose, qu’une petite voix de plus, une de
moins n’est pas ce qui va changer les choses. Sentiment erroné naturellement.
Si on se disait toujours ça on ne ferait rien.
J’ai laissé passer Edvige
par exemple malgré tout le mal que j’en pensais.
Mais là je n’ai pas laissé
passer. J’ai signé.
La mobilisation pour
préserver les budgets de recherche et la mobilisation sur les maladies rares me paraît d’autant
plus importante que c’est un combat moins connu que d’autres et moins
médiatisé. Ces maladies sont rares prises individuellement, voire rarissimes.
N’empêche toutes ensemble elles concernent un grand nombre de malades. Si
chacun d’entre nous regarde bien, il trouvera à distance plus ou moins
rapprochée quelqu'un qui est touché pour lui-même ou pour ses proches. C’est ce
qui m’est arrivé : une amie très chère est directement concernée et me
voici quant à moi tout à coup beaucoup plus sensibilisé. Allez donc savoir
pourquoi !
De toute façon les progrès
obtenus dans la connaissance et le traitement de chacune de ces maladies, même
s’ils ne concernent directement que peu de personnes, peuvent indirectement
contribuer à des avancées décisives sur des questions apparemment très
éloignées et par là au progrès général de la médecine.
Faites moi, faites nous
plaisir, signez et relayez…