Déjà nés, déjà envolés...
Les petits merles sont nés.
Je m’en suis aperçu dimanche. Je les ai observés de près. Pour mieux les voir
j’avais approché un escabeau du forsythia et m’étais posté un bon moment sur un
des barreaux supérieurs mon appareil photo à la main, dominant légèrement le nid.
Quand la merlette était
éloignée il me suffisait d’approcher tout doucement la main ou d’agiter très
légèrement une des branchettes proches du nid pour faire surgir comme des
diables d’une boîte quatre becs démesurés, le simple mouvement autour d’eux
sans doute étant perçu comme le retour de la mère nourricière. Pas vraiment
beaux les piafs, c’est le moins qu’on puisse dire !
Je n’ai pas pu voir la
merlette donner directement la becquée comme je l’aurais aimé. Lorsque j’étais
sur l’escabeau elle me voyait évidemment, elle ne bougeait pas, n’abandonnait pas
sa nichée, elle se contentait simplement de me fixer d’un œil noir, c’est le
cas de le dire.
Je n’ai pas insisté pour ne
pas les traumatiser mais je me faisais un plaisir de les voir grandir un petit
peu et d’assister à leurs premières tentatives d’envol. Je n’y connais rien en
oiseaux et ne sais pas si les oisillons se développent vite et acquièrent leur
autonomie rapidement. A voir leur aspect à leur naissance j’imaginais qu’il
fallait tout de même quelques jours. Mais las ce soir à ma grande déception,
quand je suis rentré et tandis que l’orage claquait sur Paris j’ai constaté que
le nid était vide. Je suis un peu surpris et dépité. Je ne vois pas de traces de
prédation. J’espère donc qu’ils n’ont pas eu de visites intempestives, j’espère
juste que les oisillons se sont envolés, qu’ils n’ont pas été croqués !
Mais en tout cas, mes plaisirs ornithologiques auront été de bien courte durée !
*
*

