Rentrée à petits pas
Je rentre. En fait ça fait
trois jours que je suis rentré à Paris mais je rentre à petits pas, presque sur
la pointe des pieds…
Rangements divers de rentrée comme on fait un ménage de printemps, tout ce qu’on n’a pas eu le temps (ou l’envie) de faire avant l’été, préparatifs pour la rentrée professionnelle qui approche, deux petites réunions cette semaine et les choses sérieuses lundi prochain, retrouvailles avec Bilbo revenu de vacances lui aussi et qu’on n’avait pas vu finalement depuis plus d’un mois… Le temps finalement se remplit vite !
Coup d’œil sur les blogs
mais avec une certaine retenue. Je survole, je ne m’arrête pas, j’observe et je
reste au bord, j’ai mes propres entrées de journal écrites pendant les vacances
qui attendent… Absence de hâte. Comme si je prolongeais un peu mes vacances de
ce côté là. Comme si je retenais mon souffle avant de replonger dans le
tourbillon bloguesque : lectures, écritures, commentaires, échanges,
rencontres… Tout ça j’adore mais ça m’envahit
aussi, me sursollicite, fonctionnant, une fois lancé, un peu comme une drogue.
Je vais voir les blogueurs comme le fumeur allume sa clope, avec délectation
mais non parfois sans un certain agacement à me laisser encore embarquer vers
où, jusqu’où…
A mesure que j’attends
cependant mes entrées de vacances se mettent à distance, s’éloignent, perdent
de leur sens en tant qu’expression du moment immédiat. Peut-être est-ce cela
qui me retient aussi, je ne suis plus exactement ces mots écrits ailleurs, il y
a plusieurs jours. Et si je me fais cette réflexion justement aujourd'hui c’est
peut-être parce que parmi ces mots produits, parmi ces moments retenus il y en
a qui mettent à nu avec trop de radicalité mes fragilités. Mais ces mots c’est
moi aussi. Le blog c’est le flux de l’immédiateté mais le journal c’est aussi
la permanence de l’archivage. Ceci est mon journal. Enfin presque tout mon
journal…
Tiens, je réalise en
écrivant que mon titre peut se lire aussi physiquement. Ce n’est pas un hasard
sûrement mais je n’avais pas pensé à cet aspect des choses ce qui est bon
signe. Oui, je rentre aussi à petits pas au sens physique mais j’ai presque
retrouvé une marche normale, juste légèrement claudiquante et je peux oublier
ma béquille pour de courts trajets.
Allez, hop, je mets tout ça
en ligne, je rentre quoi…