Murs peints
Ce fut un dimanche paisible
après une semaine surbookée, elle-même suivie d’un samedi essentiellement
consacré à mes activités associatives. Ça m’a fait du bien de me poser un peu,
de fonctionner à rythme lent, En plus notre fils l’anglais faisait un bref
passage à Paris avant de rejoindre ses pénates après une semaine de colloque à
Strasbourg. C’est toujours un plaisir de le voir même si ce sont des passages
courants d’air.
J’ai flemmardé sans faire
grand chose mais sans le sentiment que j’ai parfois d’agacement parce que je
n’arrive à me mettre à rien. Là j’assumais ma flemme, je me l’autorisais, et ma
foi c’est bien agréable même si ça ne contribue pas à réduire la masse des
choses en projet, toujours remises. Tant pis !
Je n’ai donc guère bougé,
préférant le calme de ma terrasse à l’agitation de la ville. En fin de matinée
j’ai juste fait une petite promenade dans le quartier, appareil photo en
bandoulière. Je souhaitais attraper quelques unes des nouvelles peintures
murales apparues ces derniers temps.
Tous les ans l’association
Lézarts de la Bièvre confie à un artiste le soin de décorer quelques murs. Ce
n’est pas de l’art éphémère à proprement parler, mais c’est de l’art
provisoire, de l’art fragile, ce sont des peintures qui s’abîment très vite,
qui perdent leur éclat avec les poussières, les pollutions, l’éclat du soleil
ou les intempéries. A moins qu’elles ne soient brutalement taguées ou
recouvertes, comme c’est déjà arrivé. Alors il faut essayer de les attraper
pendant qu’il est temps.
Cette année il y est
beaucoup question de regards, de photographie, de fenêtres s’ouvrant sur la
ville et sur le paysage. Le photographe nous fixe le photographiant.
J’ai repéré un pan de mur
devant lequel je m’étais déjà promené et sur lequel je me souviens très bien
qu’il y avait un MissTic pendant toute une période. La ville est un palimpseste
mais dont les états antérieurs sont irrémédiablement perdus. D’où l’intérêt de
photographier. Et il m’amuse de penser que le jeune photographe souriant est
précisément sur la maison qui fut celle de Beck.
Il y a avait aussi ce week-end, organisé par la même association, les portes ouvertes dans les ateliers d’artistes du quartier. Je n’y ai pas mis les pieds. En fait j’avais zappé la date, je n’ai réalisé que ça se passait ce week-end que tout à l’heure en allant voir le site pour pouvoir mettre le lien dans mon billet. La preuve que j’étais quand même sacrément dans ma bulle aujourd'hui !
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(Les photos sont cliquables pour être vues plus grandes. Mais mystère de Canalblog, il refuse désormais de me les centrer, et en plus il les colle l'une à l'autre malgré les sauts de ligne que je laisse, suis obligé de mettre des séparateurs. M'agace de plus en plus ce Canalbog! )




