Je suis de retour depuis vendredi dans la nuit.

Ce n’était pas facile de s’arracher. J’ai eu du mal en fermant les volets de la maison. Je n’étais pas encore en manque de Paris. M’y voici, prêt à aborder ce dernier trimestre de vie professionnelle qui s’annonce très chargé. Ensuite, après les vacances, il y aura encore une semaine au bureau fin aout, mais alors ce ne sera pas pareil, je ne me sentirais plus vraiment en charge, je viderai mon bureau, j’accueillerai mon successeur.

Dernier trimestre ! A la fois sentiment d’une libération, d’une nouvelle page et mélancolie de l’irrémédiable, de ce qui est passé et ne repassera pas. Il y a toujours une sourde angoisse à écrire le mot « dernier ».

Reconnexion depuis hier. Prise de vue de ma blogosphère. Il y aurait tant à lire et parfois, ici ou là, à commenter. Je ne fais que passer. Toujours cette même impression de ne pas être dans le bon équilibre, de ne pas bien gérer la multitude des sollicitations. Bon, il faudrait circuler dans tout cela, avec simplicité, avec légèreté, juste en fonction des envies et seulement des envies et tant pis si le temps tourne, si l’on ne fait pas ce qu’on s’était dit qu’on allait faire.

Pour l’instant je mets en ligne mes deux billets écrits là-bas.

Puis je file chez belle-maman qui nous attend pour le repas de Pâques, une journée très importante pour elle et qu’elle ne conçoit pas de passer, après la messe, sans être entourée d’au moins une partie de ses enfants et petits enfants. Pâques, le renouveau, la résurrection, oui, il serait bien de pouvoir le ressentir comme ça. Parfois passent en moi comme des fantasmes de ces temps révolus, de ces temps où tout paraissait simple, où la vie s’écoulait dans la tranquillité des certitudes, cadrée par les croyances et les rites…