C’est le week-end. C’est dimanche et dimanche soir même, la nouvelle semaine presque…

Je n’ai pas plus écrit ces jours ci que les précédents.

Ces dernières semaines j’ai lu des livres, vu des films, j’ai été une fois au théâtre, j’ai eu des pensées et des sentiments, de gais et de moins gais.

Mais à aucun moment je n’ai eu l’envie de faire courir mes doigts sur le clavier pour en conserver ou en partager quelquechose.

Cinq billets au mois de septembre ! Il n’y a pas d’autres mois depuis que je tiens journal en ligne où je me sois montré aussi peu prolixe !

Cette absence ne vient pas de ce que j’aurais consacré du temps d’écriture à des billets hors ligne qui me sont parfois nécessaires pour faire le point sur des sujets que je ne veux ou ne peux partager pour différentes raisons.

Non cinq billets en un mois, pas un de plus, que ce soit ici ou dans le secret de mon disque dur !

Ce qui me surprend c’est que je n’éprouve rien à cette absence.

Pas de la satisfaction parce que ma vie serait devenue riche d’autre chose, mais pas plus de la déception à ne rien produire par moi même, pas de la frustration non plus à l’idée de ce que je laisse échapper, pas de gêne ou de culpabilité au fait d’être absent à mes lecteurs. Il n’y a pas de billets qui viennent au bord de ma conscience et que je me désolerai de ne pas écrire par pure flemme. Je ne me promène guère non plus dans ma blogosphère. Encore une fois j’ai laissé couler presque une semaine sans même ouvrir une fois mon propre blog ne serait-ce que pour voir si j’avais des commentaire sur mon dernier billet. Je n’en ai pas d’ailleurs, comme si mes lecteurs eux-mêmes ressentaient que je me suis mis à distance et qu’il n’est pas la peine de communiquer avec un quasi absent. Et c’est à peine si j’effleure les autres blogueurs.

Je ne me m’interroge pas sur le pourquoi du comment, je ne me fais aucune théorie avec tout ça. Juste je constate. Et je ne dis pas que j’arrête, je ne dis même pas que je me mets en pause, non je laisse faire, je laisse filer le temps, l’envie reviendra peut-être, reviendra sans doute mais qui sait peut-être qu’elle ne reviendra pas vraiment.

Le soir j’ai plus envie de me glisser dans mon lit et de m’offrir sous la couette une bonne longue plage de lecture bien dépaysante. Pas des essais, pas des récits, pas des biographies ou des autobiographies, aucune des diverses variétés de l’autofiction que d’habitude pourtant j’affectionne, non je veux du roman, du bon gros roman, avec plein de personnages et plein d’histoires, porteuses de mondes et d’ambiance contrastées. Le dernier de mes achats est le pavé d’Anne-Marie Garat, « Dans la main du diable » dans lequel j’ai commencé à plonger ce week-end. Je ne cesse d’entendre dire le plus grand bien de cette auteure ou de lire des compte-rendus enthousiastes. Celui de Traou a particulièrement contribué à me pousser à mon achat. Et oui j’en lis encore quelques uns de mes blogamis ! Allez il n’est peut-être pas tout à fait perdu pour la blogosphère, l’ami Valclair !