Finalement, l’un dans l’autre, entre moments avec et moments sans, cahin-caha, ce blog continue…

Il y a eu une sérieuse baisse d’activité dans les derniers mois de 2010 au point que je me suis demandé si je n’allais pas vers l’extinction et puis là, il semble que je redevienne plus actif avec 11 billets au mois de janvier. Mais je dis ça sans en faire théorie, sans considération sur « continuer/arrêter ». Je viens écrire quand j’ai envie et je verrai bien comment cela tournera au fil du temps. Une production aussi, il faut le dire, bien aidée par les rêves, transcrire un rêve est toujours à la fois rapide et plaisant.

En tout cas ce relatif retour m’a donné envie ces derniers jours de faire un peu de maintenance sur cet espace.

J’ai remis à jour la page de sommaire que j’avais délaissée depuis un certain temps. J’ai réorganisé ma blogroll et lui ai rajouté pas mal de liens notamment de certains blogs culturels quasi institutionnels comme celui d’Assouline ou de Lunettes rouges que je lis ou plutôt sur lesquels je jette un œil, ne m’y arrêtant qu’en fonction du thème des billets. Ceux-là ne font pas partie à proprement parler de ma blogosphère (il n’y a pas de lien personnel, simplement il m’arrive de les lire mais je n’ai jamais commenté et ne le ferai pas, eux ne me lisent pas, c’est comme un magazine culturel que je feuillette pour m’informer).

Ma vraie blogosphère est constituée de celles et ceux et avec qui j’ai eu un minimum d’échanges, ne fut-ce que celle d’un contact épisodique ou de la lecture réciproque. Les niveaux de relation sont très variables, entre simple contact et construction de relations amicales. J’ai rencontrés certains auteurs physiquement et d’autres uniquement par le biais de l’écran. La rencontre physique introduit des dimensions supplémentaires, une autre appréhension de la personne mais il n’empêche que certaines des relations restées purement virtuelles peuvent, par leur ancienneté ou la profondeur de certains échanges, devenir des relations très fortes.

Ma blogroll c’est donc aussi ça, au-delà de l’intérêt ou de la richesse de ce que chacun publie, un répertoire de ces amis, une trace du micro-réseau que je me suis constitué à travers cette pratique d’écriture et de communication. C’est pourquoi je laisse dans ma liste des blogs qui ne sont plus alimentés, juste pour en garder présente la mémoire. C’est pourquoi aussi j’ai rajouté le blog couture de Telle, non que l’on puisse s’attendre à me voir saisir soudain ciseaux et tissus, mais parce que c’est un moyen d’avoir, de ci de là, à défaut de la suivre sur feu son blog principal, des nouvelles de cette amie que tant d’entre nous apprécient.

J’ai eu le plaisir aussi de remettre un lien vers une revenante, Hélène Eclat du Soleil, dont le blog lecture est redevenu actif, elle commente en particulier fréquemment des livres audios ce qui ne pourra qu’intéresser une chère quoique discrète lectrice ; dans un registre tout opposé, mettant en mots son intime, y compris dans ce qu’il a de douloureux j’ai vu revenir à l’écriture Koriganne ; et retour aussi de ma presque homonyme, Val ; enfin j’ai le plaisir d’accueillir dans ces liens une nouvelle connaissance, Ariane, une adolescente très passionnée et, qui sait, écrivain en devenir.Très éclectiques mes blogoreliés! C'est ça que j'aime, cette diversité humaine...

Parmi mes très anciennes fidélités je vous conseille spécialement ces temps ci d’aller faire un tour chez Eva, attachée à son site du temps d’avant les blogs : les pages qu’elle a écrit ces derniers temps sur son vécu de future maman sont merveilleuses de tendresse et de lumière, malgré l’anxiété que porte aussi en elle la pensée que rien ne sera plus comme avant. Elle a l’art de me ramener au temps où mes fils étaient à l’approche, à ce que j’ai pu percevoir, par procuration naturellement, l’expérience intime nous en étant radicalement impossible, à nous les hommes, de ce qui était à l’œuvre dans le ventre, la tête et le cœur de mon épouse.

J’en ai profité aussi pour aller faire un tour dans mes statistiques ce que je n’avais pas fait depuis plusieurs mois. La baisse de fréquentation est importante. Je n’atteins plus que très rarement les 100 visiteurs par jour alors qu’en 2007-2008 il était au contraire exceptionnel que je descende sous ce chiffre. La baisse, légère et très progressive d’abord, s’est sensiblement accentuée depuis le milieu de l’année 2010. Sans doute est-ce en partie une conséquence de l’usage des agrégateurs par certains de mes lecteurs qui peuvent prendre connaissance du contenu sans venir sur la page elle-même. Mais c’est surtout l’effet d’un reflux relatif de l’usage des blogs. Leur âge d’or, celui où le format blog était le mode d’expression ultra-dominant sur la toile, est passé au profit de formes nouvelles d’expression au travers des réseaux sociaux. Ce qui ne veut pas dire que le format blog est condamné. Il persiste à côté d’autres standards mais sa pratique tend à se réduire à ceux pour qui il est le mode d’expression préférentiel et dont je fais partie. Ça ne me gêne pas de ne pas être dans le courant dominant ou à la pointe de la modernité, je dirais presque au contraire (et même si je m’intéresse à ce qui émerge, mais plus par curiosité que dans le but d’une pratique pour moi-même). Plus que le nombre, ce qui compte pour moi c’est l’existence d’un petit noyau de lecteurs de fond : ils ne sont pas forcément réguliers, ils peuvent me lire de temps en temps seulement, ils peuvent être parfaitement discrets mais ils sont là, et je sais qu’ils sont là, dans leur distante mais précieuse fidélité.

J’ai donné un coup d’œil aussi aux requêtes qui mènent sur ces Echos. Là ça ne change pas et je retrouve les mêmes tendances que dans d’autres explorations de ce type. Les requêtes à partir « d’amitié amoureuse » ou de diverses variations autour de ces termes sont toujours les plus nombreuses, signe, comme le faisait remarquer Capucine dans un récent commentaire, que ce sujet touche et interroge de nombreuses personnes. Il y a aussi des requêtes sur des livres ou films que j’ai commentés. Certains reviennent plus que d’autres, sans doute parce que ce sont des œuvres pas très largement connues, donc évoquées dans moins de blogs, ce qui permet au mien d’être bien positionné dans les résultats de la recherche : ainsi ai-je retrouvé « Helena Vannek » ou « Le jour où mon père s’est tu » à plusieurs reprises. Je n’ai guère pu m’amuser de requêtes croquignolettes, à part une vague « jeune fille faisant l’amour à lanternet », alors que j’en ai vu passer parfois de forts étranges et tortueuses qui pourraient constituer de savoureux incipit pour ateliers d’écriture !

Quand je me penche sur l’aspect du blog j’ai toujours plus ou moins envie de changer d’espace. Je suis fatigué de canalblog. Je suis agacé par la publicité qui s’est maintenant immiscée jusqu’au milieu des billets. J’aimerais mon espace à moi, en toute liberté, avec sauvegarde sur mon propre disque. Je sais, il y a dotclear. Mais j’ai déjà assez de mal créer du contenu, je ne me sens pas l’envie de plonger en plus les mains dans la technique pour installer mon propre espace et je ne voudrais pas partir de zéro et perdre l’épaisseur temporelle de cinq ans de blog au même endroit, alors, tant pis, je continue ici…

Bon, et encore, tout ça c’est ce que j’avais écrit ce week-end et ce soir avant d’aller bricoler pour faire quelques réglages et pour valider la nouvelle présentation de canalblog, améliorée disaient-ils ! Et là j’ai carrément perdu ma bannière que j’aimais bien. Et je n’ai plus sur mon ordinateur ni le travail que j’avais fait sur photoshop, ni même la photo d’origine. Je réalise que tout ça fait partie des fichiers perdus lors du crash de mon précédent ordinateur. Agaçant ! c’est un euphémisme…

Edit de jeudi soir: Bannière récupérée! Un bon point pour canalblog! Un forum actif qui fonctionne bien et des conseils judicieux. Et pas mal de choses sur ce forum pour comprendre les soutes de canalblog.