Je sors d’une semaine complètement blindée côté boulot.

Je n’ai pas pu prendre mon habituelle demi-journée hebdomadaire que je place généralement le vendredi après-midi. De plus, entre réunions extérieures et activités au bureau je n’ai guère eu de moments de latence, de ces moments où l’esprit s’évade et qui sont des respirations, des moments où s’élabore sans qu’on en ait forcément conscience, des pensées ou des mots pour après.

Pourtant mes horaires, comparés à ceux de cadres du privé, n’ont rien d’écrasant. J’ai la chance en plus de ne pas passer des heures dans les transports. Bref même dans une semaine comme celle-ci, je retrouve ma maison le soir vers cinq, six heures, l’ayant quitté le matin à huit heures. Il y a pire !

Néanmoins, en rentrant, je me sens un peu vidé, c’est comme si ma journée était terminée, j’ai du mal à en démarrer une autre.

Je prends d’abord le temps de lecture du journal, sur ma terrasse quand le temps le permet (ce n’est encore presque pas arrivé cette année) ou allongé sur mon lit sous le velux, c’est à la fois un rite, un sas pour rompre avec le travail et une sorte de sieste décalée. Puis il y a le retour de Constance, le plus souvent après le mien, les échanges avec elle, la lecture et la réponse aux mails, notamment pour ce qui a trait à mon activité associative puis, forcément, quelques bricoles d’intendance, la préparation du dîner puis le dîner. Après je décline rapidement, je n’ai pas l’énergie pour aller courir les blogamis, pour écrire les billets auxquels j’ai pu à tel ou tel moment penser, pour entrer dans le cocon nécessaire à une véritable activité d’écriture. J’ai juste envie de me coucher avec un bon bouquin (un livre, un livre, pas un écran !) dont d’ailleurs souvent je ne lis que quelques pages, le sommeil me cueille très vite. Parfois je me réveille ensuite dans la nuit ce qui peut-être l’occasion de tourbillons de pensées voire d’intenses moments d’écriture. Mais ces temps-ci, lors de ces réveils, j’ai tendance à rester dans la rêverie passive, ou à la rigueur à reprendre mon livre et à attendre que le sommeil revienne sur moi, en général peu avant l’aube, peu avant le moment où il me faudra me lever.

Sortant du marathon j’avais très envie d’aller lire la totalité des textes produits par les participants puis de produire un billet sur mes propres réflexions à propos de cette expérience. Je ne l’ai pas fait encore et c’est dommage car plus les choses sont fraîches plus l’écriture est aisée et plus le rendu est juste. Et ce ne sera pas encore pour ce soir. Ce soir je vais au théâtre ce qui naturellement n’est pas pour me déplaire. J’espère seulement que je n’y piquerai pas du nez ! Et ce ne sera sans doute pas non plus pour demain. Car, comme il devrait faire beau, on va tâcher de se secouer pour aller respirer le brin d'herbe et marcher un peu en forêt...