Je suis en congé pour une dizaine de jours.

J’ai eu le plaisir d’accueillir à Paris Telle avec un de ses garçons, nous avons pu partager quelques moments ensemble, notamment en visitant l’exposition Brunes et Blondes à la cinémathèque, une visite qui s’imposait, puis en ayant le plaisir de dîner avec Traou et Fauvette, signe bienvenu de la persistance et de la solidité de liens que nous avons noués dans le blogomonde même si, comme je l’ai écrit, nous vivons cela maintenant sur des modes et avec des intensités qui ne sont plus celles des débuts.

Puis dès le lundi matin nous sommes partis vers notre maison du midi.

L’architecte m’avait prévenu. Il fallait que je m’attende à quelques nouveaux « petits retards » supplémentaires. Mais en arrivant tout de même, ça a été le choc. Aucune pièce vraiment terminée, le chantier partout, la poussière envahissante, pas un endroit où se poser. Nous avions prévu de dormir le premier soir chez ma cousine, nous avons dû y rester trois nuits ! Mon père devait faire le voyage avec nous pour découvrir la maison rénovée, nous l’avons fort heureusement incité à ne venir qu’en fin de semaine, histoire d’avoir le temps de nous retourner un peu.

Mais depuis notre arrivée ça a turbiné, autant nous-mêmes que les artisans, dans des registres différents naturellement. Nous n’arrêtons pas du matin au soir, avec l’architecte qui est présent presque en permanence, nous fixons divers derniers détails qui n’avaient pas encore été arrêtés ou qui ont surgis des aléas du chantier, nous déterminons presque d’heure en heure les priorités à donner aux artisans pour organiser les choses au mieux et faire que nous puissions avancer de notre côté, commencer malgré tout certains rangements.

En deux jours deux pièces ont pu être quasi terminées et nettoyées, une chambre pour nous, une chambre pour mon père. La salle de bain et la petite cuisine d’appoint du premier ont été rendues praticables. Nous avons donc pu nous réinstaller tant bien que mal.

Mercredi et jeudi nous avons réceptionné le mobilier, fait positionner la plupart des gros meubles dans leur pièce de destination définitive, sinon à leur emplacement même car il restait des plinthes à finir de peindre. Le reste du mobilier, les tableaux, les miroirs, les bibelots, le contenu des armoires, vaisselle, vêtements, livres, linge restent au milieu des pièces sous des bâches ou bien dans des caisses empilées.

Pendant le week-end, forcément plus calme puisque les artisans ne sont pas là, nous nous attaquons au tri et rangement du linge. Il y en a des quantités impressionnantes. Il faut trier, décider de ce qui est à garder, de ce qui à jeter, de ce qui est à donner. Pas si facile…

Le temps tous ces jours ci était merveilleux. On en a peu profité mais tout de même c’était bon après le déjeuner de descendre un moment au jardin pour y siroter notre café au soleil, en admirant les couleurs mordorées des feuilles sur la tonnelle…


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