Sortant de réunion, hier, en milieu d’après-midi… Ma semaine s’achève et avec elle le trimestre. Me voici en vacances pour deux semaines. Je vais partir dans le midi et de nouveau me mettre en mode déconnecté ou quasi déconnecté.

Le temps est absolument superbe. Je choisis de rentrer à pied bien que je sois au quartier latin, assez loin donc de la maison. Partout les terrasses, envahies, les discussions animées, les beaux jeunes gens, les filles aux vêtures légères, les regards échangés, les phéromones dont on imagine l’air chargé comme de pollens printaniers et que l’on verrait presque danser, comme des papillons. En moi, une brutale envie qui est comme une nostalgie, être assis là, la caresse du soleil sur mon visage, la fraîcheur d’une bière coulant dans mon gosier, devisant avec des amis, en compagnie désirante et dans le chatoiement des envies et des attentes…

Je marche et jouis de ma marche. Mais pas le temps de me poser. Me serais-je posé d’ailleurs qu’il n’y aurait eu qu’un seul versant du bonheur des terrasses, son versant solitaire. Je rentre à la maison. J’ai mille choses à faire encore avant mon proche départ dimanche ou lundi. Comment se fait-il que les choses se bousculent ainsi, se bousculent de plus en plus à mesure que le temps passe, que l’on soit sans cesse occupé à courir après le temps ?

A la maison il faut dire qu’en plus nous avons l’anglais, de passage en cette fin de semaine. Il vient pour des entretiens professionnels avec des boîtes susceptibles de le recruter. C’est un bonheur toujours de l’accueillir, de le voir, d’échanger avec lui, nous dînerons paisiblement ensemble et sur notre terrasse aussi… Qui pourrait se plaindre !

Mais, tout de même, les terrasses, les terrasses…